Ce qu’attendent les Algériens
Depuis que les audiences des minis-tres ont repris, les Algériens ont reçu une somme d’informations qui leur fait découvrir la progression insoupçonnée de leur pays et les gigantesques efforts consentis par des ministres qui n’en ont pourtant pas «l’air», à l’œil nu. Des centaines de CEM et de lycées ont été construits sans qu’on s’en rende compte, alors que nos enfants restent debout en ce début d’année scolaire dans leurs salles de classe. L’Agriculture et la Pêche produisent des performances record, aussi dignes d’intérêt que l’insolence du prix de la sardine ou des cimes atteintes par la salade et la tomate en ce mois de Ramadhan où tous les dépassements et excès sont excusables. Des centaines de bureaux de poste sont réhabilités ou ouverts, et des dizaines de distributeurs automatiques mis en place, sans que les chaînes ne se réduisent ou que la déception des citoyens, générée par l’absence de fonds, ne disparaisse.
Au volume et à la diversité des orientations du Président, lors des réunions annuelles restreintes, les Algériens ont pu mesurer -en dépit des impressionnants chiffres avancés- ce qui attend le gouvernement durant le prochain quinquennat. Des voies ferrées à construire, des lignes à réactiver, des hôpitaux à rééduquer, une Constitution à réviser, des parlementaires à apprivoiser et des engagements destinés à rassurer les Algériens que le programme présidentiel sera, bel et bien, soutenu, à tenir; en dépit du fait qu’il ne reste que quelques mois au mandat mourant. Il serait faux d’affirmer que rien n’a été fait tout comme il serait juste de dire que beaucoup reste à faire. Plusieurs objectifs ont été atteints. Certains d’envergure stratégique comme le remboursement de la dette extérieure, le dessalement de l’eau de mer, la paix, la construction de milliers de logements, et d’autres à caractère social, comme la mise en place de mécanismes pour créer l’emploi, répartir les richesses et démocratiser la technologie à l’image de ce portable qui n’était accessible qu’à une certaine catégorie d’Algériens qui en abusaient en public pour étaler insolemment leur statut de privilégiés mais qui se retrouvent à égalité avec le commun des mortels. Oui, les audiences ont été bien utiles. Les Algériens attendent, avec impatience, cependant, que se concrétise la promesse faite par le ministre de la Poste et des TIC qui s’est engagé à faire en sorte que le citoyen puisse retirer un document d’état-civil informatisé de son poste; miracle qui, s’il venait à être réalisé, permettrait à l’Algérie de continuer sa remontée dans le classement des pays les moins corrompus.
En attendant, les Algériens voudraient savoir quel sera le ministre qui sera chargé de lutter contre le fléau; si l’Algérie sera encore à la merci d’ONG qui nous maintiendront la tête sous l’eau et si le chef du Gouvernement sera instruit afin que ses ministres fassent moins de promesses, et s’assurent de celles faites. La rentrée scolaire 2008 et le Ramadhan en cours ont mis à nu bien des défaillances. Peut-être faudrait-il instruire nos «Mâali el Wazir», sur la culture de la démission quand on a failli?
Miloud Horr
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com