Alger - Revue de Presse

H’lal alihoum, H’ram Alina



Ce n’est que le début! Si tout le monde -arnaqueurs comme arnaqués- est d’accord pour dire que Ramadan 2008 est un cas d’école, force est de reconnaître que des millions de doigts sont pointés vers cette houkouma qui n’arrive pas à prendre la mesure du dérapage inquiétant auquel nous assistons. A chaque fois qu’un commis de l’Etat promet quelque chose ou qu’il affirme avoir pris toutes les dispositions qui pour assurer un bon mois de carême, qui une bonne rentrée scolaire ou tout simplement pour nous rassurer, c’est le contraire qui se passe. La dernière sortie est l’œuvre d’un ministre qui a donné toutes les garanties pour que l’opération «couffins» prenne fin au plus tard trois jours avant le jour «J». Mieux, un responsable du Croissant rouge a pris à témoin l’opinion nationale que la dignité du démuni fera que les couffins seront distribués à domicile. Si la «nouvelle» a de quoi réjouir, elle n’a malheureusement pas réjoui ceux qui devaient l’être puisque l’opération a pris un retard tel qu’au premier jour, certains en étaient encore à évaluer le prix de revient de cette caverne d’Ali Baba dont on allait remettre le sésame à domicile à des ghalabas qu’on pense démunis de dignité. Il ne s’agit pas de jeter la pierre à un ministre qui ne parviendra jamais, quoi qu’il fasse, à mener une opération propre, honnête et dans les délais, mais de dénoncer cette manie d’annoncer à grands renforts médiatiques des programmes et des mesures qui n’auront aucun effet et sur le marché et sur la faune qui gravite autour. La Solidarité est mise en cause, parce que les Algériens vivent un mois pénible et personne ne pourra nier une réalité bien réelle. Si une image vaut mieux que mille mots, il faudra que nos ministres «apprennent» à réagir face à la réalité en allant au-devant des inquiétudes des citoyens et de leurs préoccupations et en prenant bien soin de vérifier que leurs engagements sont suivis d’effets, au lieu d’agiter face aux caméras de télévision -comme ils avaient l’habitude de le faire lors d’émissions spécialisées- une quantité de documents qui ne reflètent pas exactement ce qui se passe dans la rue, sur les routes, dans les écoles, dans les marchés; en Algérie, en un mot. Hier -et même si l’incident s’apparente plus à une anecdote qu’à un fait qui aurait pu avoir des conséquences dramatiques- un citoyen a courtoisement demandé au conducteur d’un «34» de démarrer. Il est vrai que l’autobus était abusivement à l’arrêt et, chose incompréhensible, non seulement il n’y avait pas de candidat à l’embarquement en vue à cette heure caniculaire de l’après-midi, mais le véhicule était honnêtement bien rempli. Au lieu de démarrer, le conducteur est resté passivement à l’arrêt, ne répondant certes pas aux insultes, mais attisant sournoisement la colère du passager, un malade chronique. Ce ne sera qu’après l’intervention d’autres passagers que le conducteur daignera prendre le départ. Question à un ticket de transport périmé: pourquoi le conducteur s’est-il permis de se comporter avec insolence envers toute une fournée de passagers? Parce qu’il sait qu’il est assuré d’impunité, que les passagers ne valent que par les 10 dinars qu’ils donnent, et qu’ils n’ont pas à être respectés une fois plumés ou parce que Ramadhan a bon dos? La Direction des Transports avait assuré avoir pris toutes les dispositions, placardé des notes, fixé des horaires et mis des numéros pour que les bus respectent un ordre de passage. Qui se soucie de leur application et qui sait si des inspecteurs du Transport -pour ne pas accabler le Directeur- sont descendus dans l’arène pour vérifier si leurs «lois» sont prises en considération? Dire que c’est probablement la même chose, partout! Miloud Horr
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