Alger - Revue de Presse

H’lal alihoum, H’ram Alina



Courage Si Ahmed ! Le fait mérite d’être soulevé: Ouyahia est en train de re-donner à la souveraineté du pays son sens. Remise en cause de certaines lois scélérates qui permettaient aux étrangers d’acheter une partie du territoire -un peu comme l’avaient fait les Américains qui ont acquis l’Alaska qui appartenait à la Russie impériale; révision à la hausse de la participation de l’Algérie dans les opérations de partenariat, aides aux agriculteurs et aux éleveurs et autres mesures qui ne manqueront pas de réhabiliter l’autorité centrale, de lui redonner ses lettres de noblesse à l’indépendance et d’exprimer aux investisseurs cette vérité: L’Algérie n’est pas cette terre où l’on se présente avec un passeport et une lettre pour en repartir avec des titres de propriété et des coffres-forts. Que s’est-il passé pour qu’un tel revirement s’opère? Un déclic qui a fait prendre conscience au gouvernement que le pays était livré à une bande de commerçants qui ne savent pas faire la distinction entre un patrimoine qui appartient au peuple -puisque c’est ce qui est affirmé dans la Constitution et sur le fronton des mairies- et un vulgaire bien personnel dont on se garderait bien de traiter de la même méprisante manière? La réponse est simple: Ouyahia ne fait qu’appliquer le programme présidentiel. Question à un dinar -quand il n’avait pas subi encore de dévaluation- n’était-ce pas ce que devait faire Belkhadem quand il était Premier ministre et qu’il dirigeait la même équipe à une tête près? Question à un dinar -après sa dévaluation cette fois-ci- n’était-ce pas ce que devait faire Ouyahia quand il était Premier ministre avant Belkhadem et qu’il commandait la même équipe, à une tête près? Que s’est-il passé pour que l’un décide de reprendre le contrôle d’une situation à laquelle avait conduit l’autre? La prise de conscience que «Kanou i kalkhoulna» ou l’observation d’une pause stratégique nécessaire pour évaluer et se dire «où va-t-on»? Se demander s’il est normal de vendre des cimenteries qui tournent à plein régime dans un pays où les peintres n’ont pas le temps de voir sécher les façades, qu’il en pousse des centaines d’autres, se remettre en cause en se disant s’il est sain de livrer la distribution et Naftal à des «colonisateurs» alors que la leçon d’Espagne est encore vive dans nos mémoires quand Sonatrach a voulu commercialiser son quota en Europe? C’est quoi cette nouvelle approche de l’investissement qui permet à un opérateur de venir, prendre une plus-value et repartir sans rien laisser? Sommes-nous à ce point dans le besoin et manquons-nous crucialement de compétences pour faire appel à George et à Dupont pour qu’ils viennent hisser leurs emblèmes le long de nos autoroutes? Le sigle «Naftal» est-il à ce point hideux, qu’il faille le cacher?   Miloud Horr
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)