Le rétroviseur
A peine élu, en 1999, Bouteflika dévoilera ses ambitions pour le pays qui l’a choisi pour Président en allant reconquérir les espaces perdus. Forts des acquis de la Concorde civile et des espoirs nés de la (timide) reprise économique, il ira de capitale en capitale pour charmer et présenter le nouveau visage du pays qui a su dépasser la logique de la confrontation décidée pour lui par des officines secrètes. Et en dépit du fait qu’il savait, en diplomate rompu, qu’il ne suffisait pas d’aligner de bons résultats pour effacer les clichés dans lequel était enfermée l’Algérie, Bouteflika sut résister et aux refus enrobés de velours du front extérieur et aux attaques provenant de l’intérieur même de la maison de verre qu’il veut bâtir.Aux détracteurs qui l’accusaient de passer le plus clair de son temps à l’étranger, succédèrent les critiques de néo-opposants qui se découvrirent des âmes d’économistes en lui reprochant la «mauvaise» utilisation des 5 milliards de dollars que représentaient les réserves de change de l’époque, alors que le peuple avait faim. L’urgence étant à la stabilité du pays, encore éprouvé par une décennie rouge et sous tutelle non déclarée de puissances étrangères, Bouteflika gardera le cap et mettra à nu les projets funestes que réservaient certains «patriotes» responsables de la faillite du pays, et qui se présentaient sous le visage de démocrates éclairés alors qu’ils n’étaient que de vulgaires pantins animés par des marionnettistes faiseurs de rois, tapis derrière l’épaisse couverture de défenseurs de droits de l’Homme et de la démocratie. Au fur et à mesure que grossissait le pactole, que le pays évitait les écueils artificiels et en dépit de catastrophes naturelles qui ralentissaient sa marche, l’Algérie s’affirmait comme une destination incontournable. Une situation qui ne devait pas se poursuivre. Les engagements pris par la France pour assainir un contentieux séculaire furent reniés, tout comme beaucoup d’accords passés avec de grandes puissances qui traînèrent la patte pour retarder le règlement de situations qu’elles avaient pourtant exigé. La grande muette retrouva ses casernes, la dette fut payée, les grands chantiers engagés et les empêcheurs de tourner en rond, démasqués. Il ne s’agissait plus que de s’assurer que les Algériens ont du travail et un toit pour s’abriter. Le «11» qui ne frappait que des capitales occidentales visita Alger, mais le pays ne trébucha pas pour si peu.
L’heure est, aujourd’hui, à l’audit. Après Sétif, Chlef, et Blida, c’est au tour de Mostaganem et d’Oran de rendre des comptes. L’argent, si souvent objet de controverses, est investi dans des projets socioéconomiques, culturels et éducatifs. Le Président tient à voir tout et à s’assurer de tout. Les voyages à l’étranger relèvent de l’histoire ancienne. Les deniers publics doivent prendre la direction qu’il faut et un simple coup d’œil dans le rétroviseur permet de mesurer l’étendue des progrès réalisés. Le reste n’est que désinformation.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com