Alger - Revue de Presse

H’lal alihoum, H’ram Alina



Pour qui roule Khelil ? Soupçonné d’être «l’œil» du FMI et de la Banque mondiale, pour les avoir évoqués lors du Forum de l’ENTV où il s’était prêté au jeu des questions des journalistes et des téléspectateurs, Chakib Khelil avait écarté l’idée d’une OPEP du gaz. La naissance de cette organisation, si elle devait voir le jour, consoliderait la position de l’Algérie sur le plan économique, certes, mais surtout sur le plan politique. C’est cet aspect des choses qui aurait poussé l’expert international et ministre de la République, à militer pour le statu quo, arguant que le prix du gaz est déjà indexé sur celui du pétrole et qu’une nouvelle organisation serait inutile. Cela reviendrait à dire qu’équiper en manuel un système qui fonctionne déjà en automatique est une opération superflue. Il aura fallu que l’information soit donnée par des médias étrangers, l’Espagnol El Pais auquel le président de la République avait confié qu’une OPEP du gaz n’est pas à écarter, et le russe Kommersant qui a avancé une date (le 9 avril) pour débattre de l’idée à laquelle souscrivent cinq grands producteurs, dont l’Algérie. Pourquoi Khelil a-t-il alors expliqué aux Algériens, le 24 février passé, qu’il ne fallait pas créer une autre organisation, allant jusqu’à nuancer que «40% du PIB proviennent des hydrocarbures et constituent 70% de la fiscalité, ce qui n’est pas le cas en Russie»? Serait-il mis à l’écart des cercles de décision pour avoir tenté de forcer la main au Président sur la scélérate loi sur les hydrocarbures ou parce qu’il serait impliqué beaucoup plus qu’il ne l’affirme dans le dossier BRC, bien qu’il ait insisté sur le fait que cette société «modeste» a été créée avant qu’il ne soit ministre? A moins que la détention d’une double nationalité présumée y soit pour quelque chose et serait à l’origine d’une rumeur de limogeage. Quels que soient les motifs qui ont poussé Khelil à insister sur la promulgation de la loi sur les hydrocarbures, contraire aux intérêts nationaux puisqu’elle a été amendée, et à défendre l’idée de la non création d’une OPEP du gaz, seul l’intérêt national doit primer pour sortir de la tutelle des institutions pour lesquelles il a travaillé et que l’existence de plusieurs caisses tracasse. Si l’Algérie est parvenue à s’en sortir, ce n’est certainement pas à cause de la thérapie que lui a infligée le FMI, qui a précipité la faillite d’autres pays malades qui ont reçu les mêmes «soins», mais grâce à une décision politique courageuse soutenue par un prix du baril qui a permis à des sociétés étrangères de générer des superprofits qui allaient échapper au Trésor et que Sonatrach s’emploie à récupérer partiellement.
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