Alger - Revue de Presse

H’lal alihoum, H’ram Alina



Prof (re)cherche augmentation Emmenés par des syndicats autonomes, très critiques en direction du ministère de l’Education nationale, les enseignants restent perplexes quant à la conduite à tenir en ce début d’année scolaire. A moins d’une semaine, seulement, de la rentrée, nombre de professeurs du secondaire s’interrogent sur le devenir des revendications qu’ils avaient bruyamment portées à la connaissance de l’opinion nationale. Et une majorité d’entre eux reste dans l’expectative et ne sait pas très bien s’il faut repartir à l’assaut, cette année encore, ou s’il faut faire preuve de sagesse en épargnant les élèves qui passeront des épreuves décisives (bac), du fait des changements de programmes qui feront que beaucoup d’entre eux seront hors-jeu, l’année prochaine.Entre les appels du cœur, les espoirs de milliers d’élèves, et ceux de la raison; le choix est limité et la marge de manœuvre étroite. Si les enseignants ont bien accueilli les dernières augmentations, il demeure que leur situation n’a pas progressé. La mesure qui a touché tous les salariés de la Fonction publique ne s’inscrit pas dans le cadre de leur lutte et noie les efforts déployés pour éviter que les conflits ne dégénèrent. La situation des enseignants ne s’est pas améliorée pour autant. Car dans un avenir proche, et l’inflation attendue aidant, ces augmentations n’auront pas de sens. Il est vrai que, pour l’instant, il n’y a pas de quoi fouetter un chat, et toute prétention relèverait de la surenchère. Le fait est que le maître d’œuvre de ces augmentations n’est autre que l’Etat, une qualité qui le contraint à étudier sous tous ses aspects les répercussions du coût de la vie, les besoins réels et incompressibles des Algériens, et les aspirations de chaque catégorie socioprofessionnelle. Une étude qui devrait tenir compte, par exemple, des disparités qui existent entre le salaire d’un agent d’hygiène à Sonatrach, et celui d’une universitaire enseignante. C’est à ce titre que leurs revendications devraient être étudiées et satisfaites. Dans le cadre de leurs activités propres, comme le sont celles des travailleurs des entreprises qui rétribuent grassement leurs employés, sous prétexte qu’elles sont à l’origine de l’entrée de 98% des devises du pays. A-t-on cherché à évaluer à combien se seraient élevées les pertes pour l’économie algérienne, si les enseignants avaient choisi Sona-quelque, ce qui aurait contraint l’Etat à recruter et à payer (en devises) des Egyptiens, Syriens ou Palestiniens pour assurer une scolarité normale, comme c’est le cas pour les médecins chinois qui opèrent à Saïda ou Tiaret, alors que nos médecins fuient le pays?   Miloud Horr
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