Alger - Revue de Presse

H’lal alihoum, H’ram Alina



Chaude, la rentrée !A l’inverse de l’année écoulée, la rentrée sociale s’annonce difficile. A l’inverse des voyants des indicateurs macro-économiques, ceux du social sont à l’orange et menacent de passer au rouge. Paradoxalement, et alors que le pays n’a jamais connu une situation financière aussi aisée, un dangereux air de pourrissement flotte. Avec cette revalorisation des salaires, d’abord, qui n’en finit pas de faire des siennes et qui pousse fatalement à l’érosion du pouvoir d’achat, du fait d’augmentations sournoises. Une tripartite qui s’annonce mal avec 30% de relèvement exigé au patronat par la centrale syndicale. Les chantiers liés à la construction des centaines de milliers de logements battent de l’aile. Et les citoyens qui se sont inscrits à l’Aadl craignent de retomber dans les travers des gestions antérieures quand il leur était annoncé, sans autre forme de procès, que leurs logements venaient d’être affectés à des sinistrés, à d’autres malheureux qui cautionnaient, malgré eux, des indues distributions.La rentrée scolaire, qui frappe déjà à nos portes, nous menace avec ses (longues) listes de fournitures à acheter et des portes ouvertes qu’il faudra défoncer pour se procurer le manuel qui manque alors que les étals des revendeurs informels en regorgent. Le mois de Ramadan concourre, malgré lui, aux difficultés des Algériens qui sont contraints de payer des légumes au prix fort, à l’image de la pomme de terre qui s’est débarrassée de sa terre et qui se prend pour une pomme. Parce que les rois (de la filouterie) en ont décidé ainsi et qu’ils ne désirent pas que leurs compatriotes constituent des stocks. L’été aura été riche en mariages, comme en témoignent les soirées plus que tardives et qui n’ont jamais poussé les gardiens de l’ordre à intervenir pour faire cesser le tintamarre que diffusent des DJ, insolemment bruyants. Que dire des achats de l’Aïd El-Fitr, que certains ont déjà effectués, au prix de privations et non parce qu’ils sont plus malins, et des factures en tous genres? Celles du loyer, gaz, électricité, eau, et du téléphone, pour ne citer que les plus courantes, et que ne peuvent honorer les travailleurs des entreprises, qu’elles soient défaillantes ou reprises par des investisseurs douteux. Mais ce qui fait craindre le plus dans cette rentrée sociale, c’est l’après 31 août. Une date butoir pour que les récalcitrants rentrent au bercail et puissent bénéficier des dispositions de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale et dont les résultats devraient sceller définitivement le retour de la Paix...ou donner le coup d’envoi à de nouvelles violences. Miloud Horr
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