52 hôtels fermés depuis juillet
Selon le ministre du Tourisme, Noureddine Moussa, il a été décidé au 31 juillet 2006 de fermer provisoirement 36 hôtels dans la wilaya d’Alger et 52 sur le territoire national, en application de la loi 99/01 relative à l’activité hôtelière.
Sur les 800 demandes d’investissements déjà présentées, 40 seulement ont reçu un accord de principe de la part du ministère du Tourisme. Deux projets de grande envergure sont en nette avancée pour le groupe émirati Taamar, au niveau de la zone d’expansion touristique (ZET) Colonel Abbès, et le groupe saoudien Sidar à la ZET de Zeralda et à Zemmouri.Par ailleurs, les acquéreurs des 14 infrastructures hôtelières ouvertes à la privatisation dans le cadre de l’appel d’offres international seront connus d’ici fin août ou au plus tard dans les deux prochaines semaines. D’autre part, la commission de contrôle interministérielle rendra compte de son rapport final pour l’opération de reclassement des hôtels d’ici fin novembre. Telles sont les principales décisions annoncées par le ministre du Tourisme, lors d’un point de presse tenu ce week-end à l’hôtel Riadh de Sidi Fredj, à la fin d’une tournée algéroise d’inspection et d’évaluation à travers les différents établissements hôteliers et certaines plages.
La délégation ministérielle s’est d’abord rendue à Aïn Taya, réputée pour ses merveilleuses plages d’El Kadous et de Deka. Mais notre plus grande surprise l’a été devant le lac de Reghaïa à la beauté sublime avec le paysage pittoresque de la forêt de Baïnem qui surplombe la mer. Viendront ensuite les haltes à El Kettani et R’mila de Bab El Oued qui reprennent de plus belle malgré quelques manquements à l’hygiène. Une visite dans certains hôtels d’Alger, dont celui de l’aéroport international de Hammamet, celui du Bey et celui d’Omeya, montre leur bonne reprise par des compétences privées avérées qui marient la gestion dynamique et le service qualité. Et ce, malgré la cherté des prestations qu’affichent ces hôtels par rapport à nos voisins marocains ou tunisiens. A la fin de cette virée algéroise, le premier responsable du secteur du tourisme nous a invités à un point de presse où il a fait part de l’importance de cette visite d’inspection des plages et de quelques nouveaux hôtels urbains. En dépit de quelques insuffisances constatées, le bilan de cette saison estivale, selon le ministre, est positif. Et ce, après que d’importantes mesures ont été retenues sur le plan de la réglementation, notamment les décrets portant sur les activités sportives dans certains espaces, l’encadrement des fêtes locales et celui organisant le guide touristique ainsi qu’un arrêté ministériel concernant la gestion des plages sous régime de concessions. « 2006, souligne Noureddine Moussa, est l’année test pour ce genre de gestion «, avant d’avertir, cependant, d’appliquer la loi dans toute sa rigueur, conformément à la réglementation contre ceux qui détournent le foncier touristique de sa vocation en réclamant des droits ou des contrats fictifs.
A la question de savoir combien d’hôtels ont été fermés à ce jour, le ministre a répondu qu’»au 31 juillet dernier, et en coordination avec les autorités locales, il a été décidé la fermeture provisoire de 36 hôtels dans la wilaya d’Alger et de 52 sur le territoire national», et ce, «en application, soulignera-t-il, de la loi 99/01 relative à l’activité hôtelière. «A propos de la privation des hôtels, Noureddine Moussa a signalé que le processus suit son cours et que 14 infrastructures hôtelières seront cédées incessamment, au plus tard dans les deux prochaines semaines, aux futurs acquéreurs, après étude de leurs offres. En matière d’investissements, le premier responsable du secteur du tourisme a annoncé que sur les 800 demandes d’investissements déjà présentées, 40 seulement ont eu un avis favorable. Deux projets de grande envergure sont, selon lui, le fait de deux groupes arabes, l’Emirati Taamar au niveau de la zone d’expansion touristique (ZET) Colonel Abbès et le Saoudien Sidar à la ZET de Zeralda pour une capacité de 20.000 lits et à Zemmouri pour une capacité de 5.000 lits. Interpellé sur le manque d’investisseurs dans le domaine touristique, Noureddine Moussa explique qu’un projet touristique est d’essence structurale dans la mesure où il fait appel à des spécialistes et à une certaine expertise sur le plan architectural, environnemental, sur le plan de réseaux (routes et assainissement), etc. «On ne tolère pas une promotion immobilière sur le dos du foncier touristique», s’est-il exclamé.
Par ailleurs, au sujet de l’opération de reclassement des hôtels, le ministre a souligné que la commission de contrôle interministérielle rendra compte de son rapport au plus tard vers la fin novembre. Enfin, il y a lieu de signaler que le secteur du tourisme a élaboré une stratégie à long terme et sur quatre axes, à savoir le rattrapage du retard en matière d’infrastructures hôtelières à l’horizon 2015 de 81.000 à 200.000 lits, l’élévation du niveau des prestations touristiques, la formation et la promotion, et faire de la destination Algérie une destination d’avenir. En attendant, le secteur du tourisme n’a engrangé en 2005 que 174 millions de dollars de recettes
Abed Tilioua
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com