La fête pour qui?
Avec le temps, et alors qu’ils devraient se réjouir de célébrer une fête nationale, les Algériens ont acquis de nouvelles habitudes qui ne s’inscrivent pas, nécessairement, dans la joie. Le fait est que ces journées -anniversaire de la Révolution et, plus proche encore, recouvrement de l’indépendance- sont des occasions pour libérer des prisonniers dans le cadre de grâces présidentielles. La remise en liberté des détenus répond, certes, à des conditions précises et l’on peut penser, à la lecture des critères de sélection, que les heureux élus apprécieront à leur juste valeur le geste et feront tout leur possible pour se réinsérer ou prouver que leur séjour en prison n’aura été qu’un accident. En théorie seulement et selon les cours dispensés par les psychologues pour les aider à le faire. Car en pratique, il s’agit de tout autre chose et peu nombreux seront ceux qui se tiendront réellement «à carreau». A peine libérés, nombre de graciés iront se saouler, régler des comptes ou faire un casse, histoire de montrer que la prison n’a pas réussi à les mâter.C’est cette attitude qui fait que les Algériens redoutent ces dates anniversaires et se barricadent chez eux ou ferment boutique, tôt. Le propos n’est pas de «dénoncer» ces grâces, bien que libérer des milliers de prisonniers met en danger la sécurité publique, mais de critiquer le travail de ceux qui sont chargés de remettre sur le droit chemin ces fauteurs, qu’ils soient occasionnels ou professionnels. Faut-il, pour cela, différer les occasions de libération anticipée et les reporter à des dates autres que les traditionnels 5 Juillet, 1er Novembre ou Aïds pour que ceux qui ont choisi de respecter la collectivité puissent goûter aux joies d’une fête nationale ou religieuse et réapprendre à les fêter? Bannir les grâces et faire obligation aux détenus de purger la dette qu’ils ont envers la société, jusqu’au bout, pour les inciter à plus de retenue? Ou hiérarchiser, tout en les durcissant, les conditions de détention -au mépris des ONG qui ne se soucient pas des droits des honnêtes gens? Il y a beaucoup de travail à effectuer dans cette direction pour inverser les valeurs et faire en sorte que les droits des travailleurs, de ceux qui savent vivre en groupe, soient défendus et respectés et non ceux de personnes qui ne font que profiter des dispositions de la loi sans rien faire pour la respecter.
Les droits de l’Homme sont une création de l’Occident pour s’ingérer dans les affaires intérieures des autres. En Amérique, en France ou en Grande-Bretagne, les «éducateurs» ne perdent pas leur temps en futilité avec des individus asociaux, surtout s’ils sont récidivistes. Et appellent les lieux de détention prisons et non établissements de rééducation. Et que ceux que cela choque, évitent d’y séjourner.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com