Alger - Revue de Presse

Après son éviction de son poste de DG de la douane



Sid-Ali Lebib dans le collimateur de la justice ?   L’ancien DG des douanes algériennes, Sid-Ali Lebib, serait-il dans le collimateur de la justice algérienne? A en croire certaines sources, la DGSN aurait diligenté simultanément des enquêtes sur instruction express du président de la République. En effet, les mêmes sources avancent qu’il y a deux mois de cela, quatre enquêtes ont été demandées par l’institution présidentielle pour déterminer le degré d’implication ou non de l’ex-patron des douanes algériennes dans des affaires liées aux conteneurs en transit en Algérie sur la fameuse filière des métaux ferreux et non ferreux, une enquête de moralité qui, dit-on, est «explosive» et, enfin, une autre enquête sur un enrichissement illicite par abus de pouvoir. C’est, dit-on, à partir des conclusions de ces multiples enquêtes que le président Bouteflika aurait pris la décision de limoger le premier responsable de la douane. Les conclusions de l’enquête diligentée au sujet des conteneurs arrivés en Algérie en transit et en partance pour d’autres pays africains tels que le Niger ou le Mali, montrent que toutes ces marchandises n’ont réellement pas quitté le pays et seraient écoulées à l’Est du pays, plus précisément à El Eulma, plaque tournante de ce trafic. Un immense hangar où étaient stoc-kés ces conteneurs aurait été décou-vert récemment dans cette localité de l’Est du pays. Le mécanisme était bien rôdé: il s’agissait de faire délivrer un simple bon de sortie virtuelle pour faire croire que la marchandise avait quitté le territoire moyennant une somme déposée en gage de caution mais qui est récupérée plus tard lorsque la marchandise est embarquée «virtuellement» à bord d’un navire de transbordement. Cette astuce douanière a bien fonctionné puisque la pratique a duré, ajoute-on encore, plusieurs années. La marchandise qui était ensuite écoulée sur le marché parallèle algérien à travers des endroits de non droit comme El Eulma, Souk Dubaï à Alger et dans bien d’autres lieux se composait généralement de produits ménagers et électroménagers ainsi que des cosmétiques made in Taiwan qui ont envahi tous les marchés algériens à des prix défiants toute concurrence. L’ancien DG des douanes algériennes qui a servi pendant cinq ans cette institution serait, paraît-il, lâché par ses «puissants protecteurs» qui ne veulent absolument pas que leurs noms soient associés à celui qui fût pendant des années leur outil et leur instrument dans des affaires juteuses, qu’il s’agisse de la fameuse filière des métaux ferreux et non ferreux ou dans bien d’autres commerces illicites. Les anciens importateurs de la banane, qui étaient tous obligés de rester à l’écart de ce commerce doivent pousser, aujourd’hui, un immense soupir de soulagement. Défaits et menacés, ils ont dû, la mort dans l’âme, cesser leurs activités de commerce de ce fruit particulièrement prisé par le citoyen lambda. La dernière apparition publique de l’ex-DG des douanes avait trait justement au volet sensible de la corruption. A l’époque, il avait affirmé qu’un code de l’éthique de la profession a été élaboré et sera intégré dans le règlement intérieur. Dans cette même sortie, il avait indiqué que la corruption est un fléau qui ronge toutes les douanes du monde, et que l’Algérie ne faisait pas l’exception. Il avait, rappelons-le, limogé certains hauts cadres de cette institution et ses démêlés avec Sefouane, le directeur régional ont fait la Une de toute la presse nationale. Au sujet du dossier des métaux, il est intéressant de rappeler qu’à son arrivée à la tête des douanes algériennes en 2001, il a constitué une commission qui a fini par lancer des dépôts de plaintes sur les 2.043 opérations qui ont eu lieu entre 1994 et 1997 et 1.976 autres enregistrées entre 1997 et 2000. Cette gestion a fini par être décentralisée et toute exportation du genre est soumise à une critériologie qui se base sur des contrôles rigoureux.
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