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Grande affluence à l'USTHB pour les pré-inscriptions Les nouveaux bacheliers ne font pas confiance au service Internet



Grande affluence à l'USTHB pour les pré-inscriptions                                    Les nouveaux bacheliers ne font pas confiance au service Internet
Pas de changement notable à l'Université des sciences et des technologies Houari- Boumediène (Usthb) Bab Ezzouar, à Alger, si ce n'est que la situation va de mal en pire, avons-nous constaté hier à l'occasion du lancement de l'opération de pré-inscription des nouveaux bacheliers. C'était le rush! Une fille s'est évanouie, n'ayant pas supporté de faire longtemps la chaîne devant les bureaux, ouverts spécialement pour la distribution d'un document de trois feuillets contenant les possibilités des choix des filières. Les étudiants l'appellent «Fiche des possibilités» et cette fiche diffère d'un étudiant à un autre, selon ses notes au baccalauréat. «J'étais là à 8 heures et je viens de la récupérer à l'instant. C'est insupportable», raconte une des filles sortie du «Bloc des classes», là où se fait la remise des fiches des possibilités. Pressée de se rendre au «Village universitaire», elle affirme qu'elle ne sait pas combien de temps elle passera encore là pour «régler son affaire». A sa surprise, agréable d'ailleurs, l'ambiance est meilleure et les étudiants détendus. Surtout, ils respirent mieux. Il y a de l'air et beaucoup moins de chaleur. Pourtant, si l'on en juge par le nombre important des agents de sécurité déployés pour la circonstance et la sérénité dont ils font montre pour assurer un bon accueil et une bonne orientation des étudiants, l'on ne trouvera pas à redire sur la préparation de l'événement par l'administration. Le problème est ailleurs même si cela ne dégage pas toute la responsabilité de l'administration, habituée normalement à faire face à ce genre de situation. Le premier problème, rapporte un responsable de l'administration, est le site de l'Ensi (Ecole nationale supérieure d'informatique), contenant toutes les données des nouveaux bacheliers. Ce dernier n'a été disponible qu'aux environs de 10 heures. Le deuxième est le nombre élevé des étudiants venus pour les pré-inscriptions, alors que cette opération pourrait se faire par Internet : la consultation des filières disponibles et des choix possibles, le remplissage de la fiche de v'ux et tout le reste. «Le site est saturé' », lance un étudiant. «Ce n'est pas tout le monde qui a Internet chez lui», commente un autre. «Avec les problèmes de débit Internet qu'on a aujourd'hui, ce n'est pas du tout évident», poursuit son camarade. Et un groupe de quatre jeunes de dire presque d'une même voix: «ce n'est pas fiable. L'année dernière, il y a eu des erreurs. Des étudiants se sont inscrits par Internet et une fois arrivés dans l'établissement pour les inscriptions définitives, ils n'ont pas trouvé leurs noms.» Des étudiantes insistent sur le problème de connexion à Internet: «C'est de l'arnaque cette histoire d'Internet. On paye l'abonnement pour rien.» Un avis partagé par d'autres; des étudiants et des simples citoyens. Les ministres étant occupés et préoccupés par d'autres problèmes; leur carrière politique, ils se satisfont de promesses de changements en profondeur mais rien n'arrive. «Le problème, ce n'est pas l'Usthb, son administration ou ses professeurs'ou autres. C'est un problème de système. Il n'y a pas de volonté politique réelle de changer les choses», s'indigne un proche de l'université. Et un autre, encore plus contrarié que lui, d'évoquer le niveau des étudiants et la qualité de l'enseignement universitaire : «C'est choquant ce que nous voyons. Le niveau des étudiants est trop faible. Mais ce n'est pas leur faute. C'est la faute de l'école fondamentale et de l'enseignement actuel. La faute entière à l'école de Benbouzid.» Et notre interlocuteur, plus indigné encore, de dire : «Ils arrivent à l'université avec un niveau très faible en français. Ils n'arrivent pas à suivre les cours ici puisque tout est en français. Il faut voir les taux d'échec à la fin de l'année. La plupart refont la même année une à deux fois, voire trois fois. Il faut venir à la rentrée prochaine pour les voir comment ils se démènent pour l'inscription.» Le plus dure est donc à venir à la prochaine rentrée, comme ça a toujours été le cas jusqu'à présent. Et l'on parle de réformes en haut lieu!
K. M.
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