La préférence nationale aura été l'une des idées phares développées hier aussi bien par Amar Ghoul que par Yazid Zerhouni. Ils ont tous deux plaidé pour une augmentation des capacités de réalisation nationales pour ne recourir au partenariat étranger qu'en cas d'exception.
Nawal Imès- Alger (Le Soir) En donnant le coup d'envoi de la neuvième édition du Salon international des travaux publics, le ministre du secteur a insisté sur la nécessité de renforcer les capacités de l'outil national de réalisation. Amar Ghoul considère que le partenariat doit rester «exceptionnel » pour un marché porteur qui intéresse de plus en plus d'entreprises. Ces dernières sont appelées à investir dans des créneaux novateurs et à faire du transfert de technologie. Pas question pour Ghoul de se contenter d'un partenariat qui ne serait profitable qu'aux entreprises étrangères. Il exhorte, en parallèle, les entreprises nationales à s'investir davantage dans aussi bien les études, la réalisation et le suivi. Elles doivent, dit-il, ouvrir leurs portes aux compétences nationales et aux ingénieurs issus des universités algériennes. Amar Ghoul, interrogé au sujet des études qui sont souvent refaites en cours de réalisation, a considéré cela comme une procédure de plus en plus ordinaire, expliquant que très souvent la réalité du terrain contraint les entreprises à réviser leur copie. Une révision qui a un coût mais qui, dit-il, n'est supportée que par l'entreprise qui réalise. Une vision que partage Yazid Zerhouni qui accompagnait Ghoul dans son déplacement. Il a plaidé pour un partenariat profitable aux deux parties. Le vice-Premier ministre considère en effet que si le marché algérien est attractif et dynamique, il ne doit pas être profitable qu'aux seules entreprises étrangères. Le transfert de savoir est, dit-il, une condition sine qua non. Un message adressé aux participants à la neuvième édition du Salon international des travaux publics. Une édition placée sous le thème «Les travaux publics, édifions ensemble les voies de l'Algérie» et qui regroupe 315 entreprises dont 131 étrangères. L'Allemagne, la France, l'Italie, la Turquie, la Chine, l'Inde, l'Espagne, le Danemark, le Maroc, le Japon, le Royaume-Uni, la Tunisie, l'Autriche, l'Irlande et l'Indonésie y sont présents pour démontrer leur savoir-faire dans un secteur dont les perspectives attirent plus d'une entreprise. A l'horizon 2014, ce sont pas moins de 3 200 projets qui sont inscrits. Le secteur prévoit la réalisation de 2 636 kilomètres de routes sans compter l'autoroute Est-Ouest, les 65 projets maritimes et les 30 programmes aéroportuaires.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : N I
Source : www.lesoirdalgerie.com