Le président français, M. François Hollande, a écarté mercredi l'idée de « repentance », mais il a déclaré qu'il y a un « une vérité à dire sur le passé ». Au cours d'une conférence de presse tenue dans l'après-midi à Alger, où il effectue une visite mercredi et jeudi, M. Hollande a plaidé pour que les deux pays entrer dans un « nouvel âge ».
"Ce voyage était nécessaire, il vient comme un aboutissement, mais aussi comme le temps d'un nouvel âge que je veux engager entre la France et l'Algérie 50 ans après", a déclaré mercredi le président François Hollande, lors d'une conférence de presse à Alger. Ce voyage "était attendu parce que c'est le premier que je fais comme président de la République, parce que c'est le premier dans cette région, parce que c'est un voyage qui vient en 2012, à un moment forcément symbolique, 50 ans après l'indépendance de l'Algérie", a-t-il ajouté, au terme de sa première journée en Algérie. C'est un "attendu espéré, redouté, je ne sais comment il faut l'appeler", a-t-il dit, affirmant qu'il ne venait pas faire "repentance" ou demander pardon. ".
"Il y a une vérité à dire sur le passé, et il y a surtout une volonté à prononcer pour l'avenir", a-t-il souligné, signifiant que le sujet sera évoqué dans son discours prévu jeudi. "Il y aura donc une déclaration d'amitié et de coopération, c'était la meilleure formule (...) ce document sera suivi par un autre, qui est le document cadre du partenariat, et qui est un programme de travail sur cinq ans dans les domaines économique, financier, culturel, agricole et même de défense", a-t-il aussi avancé.
François Hollande a indiqué avoir invité "Abdelaziz Bouteflika, à venir en "visite d'Etat" en France (...) au moment où il lui paraîtra possible de le faire. A ce moment-là il aura aussi à s'adresser à la France", a-t-il dit.
Le président français a nié l'existence d'une divergence de vue entre l'Algérie et la France sur le Mali. L'Algérie joue un rôle "très important", à la fois pour lutter contre le terrorisme, mais aussi pour favoriser les négociations politiques dans le traitement de la crise au Mali, a-t-il affirmé.
Convergences de vues sur le Mali
"L'Algérie a lutté contre le terrorisme et elle est en train de nous livrer son expérience. Le président Bouteflika et moi-même sommes en convergence de vues" pour le traitement de la crise du Mali", a-t-il insisté. "Nous pensons qu'il convient de faire le dialogue politique pour que les négociations puissent permettre au Mali de recouvrer son intégrité territoriale avec les mouvements et les forces qui luttent directement contre le terrorisme", a-t-il ajouté.
"En France, comme en Algérie, nous sommes pour les négociations. Nous sommes pour la lutte contre le terrorisme", a déclaré M. Hollande. "Si on est contre le terrorisme, on ne peut pas permettre à l'AQMI (Al Qaïda au Maghreb islamique) de s'installer dans le nord du Mali", a-t-il précisé, en réponse à une question sur les positions des deux pays au sujet de la situation au Mali.
S'agissant d'une éventuelle intervention militaire pour déloger l'AQMI de la partie nord du Mali, M. Hollande a indiqué que "c'est le Conseil de sécurité de l'ONU qui va décider, pas la France".
Dans le domaine des relations économiques, il a indiqué que des " annonces très fortes seront faites, dont la décision de Renault d'ouvrir une usine pour construire des automobiles", non seulement pour le marché algérien, mais pour tout le continent, a déclaré le président français. Il a qualifié le projet Renault d'un reflet de la " volonté de coproduction entre l'Algérie et la France".
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Maghreb Emergent
Source : www.maghrebemergent.info