Bien que lesopérateurs économiques privés et publics aient la capacité de placer 500.000apprentis dans leurs entreprises, 35% seulement des apprentis issus de laformation professionnelle sont pris en charge par ces opérateurs. Comment renforcer le lien entre la formation,l'enseignement professionnel et les opérateurs économiques, en vue d'une plusgrande prise en charge des apprentis ? Telle est l'une des problématiques,parmi d'autres, débattue hier par les spécialistes du secteur de la formationprofessionnelle et des cadres de l'Etat, lors de la tenue des assises de laformation professionnelle au Palais des Nations. El-Hadi Khaldi, ministre de la Formation etde l'Enseignement professionnels, a annoncé que des mesures incitant les entreprisespubliques ou privées à favoriser la formation et l'intégration des apprentisdans leurs entreprises ont été prises par les pouvoirs publics. Le Fonds national du développement de laformation continue et de l'apprentissage (FNAC) a recouvré, à fin 2006, près de3 milliards de dinars versés sous forme de taxes par les entreprises n'ayantpas élaboré de programmes de formation pour leurs salariés ou stagiaires. Les entreprises paient une taxe de 1% deleurs masse salariale, soit 0,5% pour la formation continue et 0,5% pour laformation par apprentissage. Cette taxe globale de 1% de la masse salariale deces entreprises a été revalorisée à 2% dans la loi de finances 2007. Leministre a précisé que cette mesure ne se veut pas répressive mais plutôtincitative, dans la mesure où elle invite les opérateurs économiques à investirdans la formation de l'élément humain afin de permettre aux jeunes Algériensd'acquérir une certaine expérience et de la qualification pour répondre auxbesoins du marché de l'emploi. Les spécialistes expliquent mal l'attitudedes opérateurs économiques, notamment dans le secteur privé, qui refusent deprendre en charge des stagiaires, sachant que l'apprentissage au sein d'uneentreprise est le seul moyen qui permettra aux jeunes stagiaires issus descentres de formation et de l'université de mettre en oeuvre leurs acquis.Pourtant, indique le représentant du ministère de l'Intérieur, Hafid Idriss, «le gisement de capacités formatives auprès des opérateurs économiques publicset privés, qui offrent un potentiel de placement de 500.000 apprentis, n'estexploité qu'à 35% de ce qu'il recèle ». Le représentant du ministère de l'Emploi etde la Solidarité nationale, Bentaha Mohand Ouali, a affirmé que 2/3 deschômeurs n'ont pas d'expérience professionnelle et près de 70% des chômeurs ontune faible qualification, même si plus de 100.000 d'entre eux sont diplômés del'enseignement supérieur. L'ensemble des intervenants, représentants duministère de la Formation professionnelle, responsables de différents secteurs,ont appelé les entreprises à la recherche de main-d'oeuvre qualifiée à ouvrirleurs portes aux jeunes stagiaires et apprentis et, pourquoi pas, assurer desformations continues à leurs travailleurs. Car, selon le ministre desParticipations et de la Promotion des investissements, Abdelhamid Temmar, « laformation n'est pas un rattrapage de l'échec scolaire mais une mise à niveaudes qualifications ».
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Posté par : sofiane
Ecrit par : M Aziza
Source : www.lequotidien-oran.com