
Le 2e Salon national de la formation continue, organisé par l'agence 3C les 17 et 18 mars 2015 à l'Office Riadh El Feth (Alger), a connu un franc succès. Le thème principal «Impact de la formation continue sur les performances des RH de l'entreprise» a suscité l'intérêt. Ce Salon a vu la participation d'une quarantaine d'écoles, instituts, centres et organismes de formation publics et privés.Parmi les participants, on retient notamment le Fonds national d'aide à la formation continue (FNAC) dépendant du ministère de la Formation et de l'Enseignement professionnels, de l'Office national pour le développement de la formation continue (Ondefoc), mais aussi l'école que dirige le Dr Abdelhak Lamiri, l'Insim. En sus des stands d'exposition des participants, un cycle de conférences-débats s'est étalé sur les deux jours.Il a été entamé par une conférence animée par l'économiste Abdelhak Lamiri. «Le salaire moyen du travailleur algérien, selon l'ONS, est de 36000 DA et le rendement moyen est situé autour de 12000 DA seulement. Cela démontre l'importance de la formation et de la mise à niveau pour l'amélioration des rendements, de la productivité et de la qualité», a-t-il mis en exergue. Malheureusement, a-t-il constaté, l'Algérie est le seul pays au monde à ne pas reconnaître la formation et les écoles supérieures privées.Même la Corée du Nord vient d'autoriser l'ouverture d'une université privée. Une première ! Nos politiciens sous-estiment l'importance de la formation continue. Ce qui explique pourquoi, malgré une mobilisation excessive de ressources, l'économie hors hydrocarbures peine à se dynamiser. Plus qu'un coût, les ressources humaines sont un investissement. L'Inde et la Chine sont devenues des pays émergents grâce à la place qu'elles ont accordée à la formation et à l'éducation.D'ici 20 ans, 50% des meilleures universités du monde seront chinoises. Compte tenu du peu d'informations disponibles, il n'est pas possible de livrer quelques indices de l'évolution de la formation dans les entreprises. Le premier d'entre eux concerne l'existence d'entreprises résolument formatrices : une dizaine de très grandes entreprises continuent à mener une politique active en faveur de leurs salariés, telles Sonelgaz et Sonatrach, les opérateurs Djezzy, Algérie Télécom, le secteur pharmaceutique, les banques et Cevital qui a décidé de créer son université corporate pour former les talents.Le deuxième indice concerne les actions de sensibilisation des PME/PMI à la démarche formation. La formation professionnelle continue permet de s'adapter aux changements structurels, aux modifications de l'organisation du travail engendrés par les évolutions technologiques ou économiques et pour favoriser l'évolution professionnelle. Elle répond aux attentes des salariés et aux besoins de l'entreprise. C'est un outil au service de l'employabilité des salariés et de l'adaptation permanente des compétences. C'est devenu une nécessité en Algérie, dans un contexte de réformes économiques et d'ouverture du marché, où les entreprises connaissent une concurrence accrue dans tous les segments d'activité.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kamel Benelkadi
Source : www.elwatan.com