Le derby algérois USMH-USMA sera le clou des quarts de finale de l'épreuve populaire. Programmé pour la soirée d'aujourd'hui, le rendez- vous avait déjà alimenté les discussions après le tirage au sort effectué quinze jours auparavant.
Cela n'a rien d'anormal car s'agissant d'une confrontation qui met en haleine deux galeries trop attachées au parcours de leur team. Chaque camp tentait d'apporter les «preuves» de sa supériorité sur son vis-à-vis. La logique des chiffres n'a pas pesé face à la logique de Dame Coupe, souvent mise à mal par des caprices difficiles à apprivoiser. La normalité s'en ressentira pourtant dès lors que le site de la LFP annonçait le nom des arbitres devant officier l'empoignade. Haïmoudi Djamel, arbitre international, est, c'est connu, un «mal-aimé» des clubs de la capitale, l'USMH en particulier. A chaque fois qu'il est désigné, les clubs d'Alger, dans leur majorité, tentent de le récuser auprès de sa structure. Ce n'est pas sans raison d'ailleurs que le club de Mohamed Laïb a demandé à Belaïd Lacarne de surseoir à la désignation de cet arbitre, car accusé d'avoir saboté les Sem Sem lors de la manche aller du championnat national contre l'USMA. Ce soir-là, deuxième journée de la Ligue 1, au stade du 5-Juillet, l'enfant de Relizane avait exclu le coach harrachi, Boualem Charef, et a signalé deux positions d'hors-jeu imaginaires, privant l'ex-équipe de Maison- Carrée d'un meilleur résultat face aux superstars de Soustara. L'affaire avait fait les choux gras d'une presse spécialisée, abreuvée de confidences croustillantes au sujet du parcours de cet arbitre, notamment ses «accointances » avec quelques présidents de club. Des «révélations» qui n'ont jamais été démenties et n'ont pas, d'autre part, précipité la mise au frigo de Haïmoudi, autrement mieux considéré sous les cieux d'Afrique (hormis l'épisode de son agression par le président d'un club soudanais) que ceux du pays natal. S'il est vrai que nul n'est prophète en son pays, que de fois la flamme n'a point jailli de la fumée dont nous craignions le feu ! Jusqu'à hier, en tout cas, la menace d'un boycott du match par les Harrachis était réelle.
Guerre psychologique...
Si les Harrachis chargent la commission de Belaïd Lacarne, les Chélifiens, eux, mettent en cause la bonne foi du président de la LFP, Mahfoud Kerbadj, au sujet de la programmation démentielle à laquelle est soumise l'ASO. Le boss du club phare de l'Ouarsenis accuse carrément l'actuel premier responsable de la Ligue professionnelle de continuer à servir la cause de son ancien club, le CRB, adversaire cet après-midi du second représentant algérien en C1 d'Afrique. Ce bras de fer ainsi déplacé sur la place publique remet au goût du jour les motivations des uns et des autres quand il s'agit de servir la pratique du football. Nul besoin de rappeler que les deux personnages étaient deux grands défenseurs du maintien de l'ordre au sein des instances du football, lorsqu'il s'agissait de déposer de leurs pouvoirs Ali Malek, alors président de la défunte LNF, mais surtout Mohamed Raouraoua qui venait juste de reprendre la FAF. Changement de casquette, changement de stratégie et bien évidemment d'angle d'attaque. Aujourd'hui, Medouar et son équipe jouent leur saison au stade du 20-Août face au CRB, club qui pourrait, en cas de qualification, se présenter comme le seul grand concurrent aux titres nationaux (coupe et championnat) à l'ES Sétif. Les amis d'hier, c'est connu, peuvent devenir les pires ennemis d'un jour, jamais pour toujours, il est à s'interroger quelle aurait été la «tactique communicationnelle » de Medouar si son équipe avait réussi à mater, au temple Mohamed- Boumezrag, les Congolais de Vita Club, en Champions League africaine puis ceux de l'USM Harrach. Certainement que la JSMB, soumise au même régime que l'ASO, n'a pas de dirigeants pour défendre ses intérêts au sein des instances dirigeantes du football national. Tout cela nous amène à rabâcher les promesses faites par les meneurs du modèle professionnel à l'algérienne pour qui mettre la charrue avant les bœufs est le seul moyen de sortir de l'ornière. L'histoire retiendra...
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M B
Source : www.lesoirdalgerie.com