La grève de trois jours à la quelle a appelé la coordination nationale des syndicats autonomes de la fonction publique et qui débute aujourd'hui, pour contester le «laminage insupportable du pouvoir d'achat» des fonctionnaires, mais surtout pour exiger la reconnaissance des syndicats autonomes en tant que partenaire social à part entière dans les négociations pour l'élaboration des statuts particuliers, se fera vraisemblablement sans le secteur de la santé. En effet, le ministère de la santé a annoncé, hier, dans un communiqué que «statuant en référé, la chambre administrative de la cours d'Alger a déclaré illégal l'appel à la grève lancé par les quatre syndicats» , du secteur. Il s'agit du syndicat national des praticiens spécialistes de la santé publique (SNPSSP), le syndicat national des praticiens de la santé publique (SNPSP), le syndicat national des maîtres assistants en sciences médicales (SNMASM) et le syndicat national des psycologues (SNAPSY). L'information relative à la décision de justice nous étant parvenue hier aux environs de 18h30, veille du déclenchement de la grève, il y a lieu de s'interroger si les animateurs des syndicats en ont été informés à temps pour communiquer la dite décision à leurs bases respectives. Dans le cas contraire, le secteur de la santé risque de connaître lui aussi des perturbations, du moins pour la journée d'aujourd'hui. Pour en revenir à la grève, Meziane Meriane, coordinateur national et porte-parole de la coordination nationale des syndicats autonomes, la pression sera maintenue jusqu'à l'aboutissement de toutes les revendications des fonctionnaires. Le même syndicaliste n'a pas exclu, dans ce contexte, le recours à d'autres actions de contestation plus radicales après le 26 février prochain, au cas où les revendications socioprofessionnelles ne seraient pas prises au sérieux par le gouvernement. «Toutes les possibilités restent ouvertes, bien sûr après consultation de la base, pour arracher nos droits», avertit ce syndicaliste, qui n'a pas exclu le recours à une grève ouverte ou à un boycott des examens de fin d'année (bac et BEM) dans le secteur de l'Education nationale. Abordant les nouveaux salaires des corps communs, le syndicaliste a énergiquement dénoncé la nouvelle grille des salaires qui est dépassée par les dernières flambées des prix de produits de large consommation. «On voit d'un oeil négatif cette grille des salaires qui pénalise lourdement les bas salaires», affirme notre source, qui a saisi l'occasion pour condamner «le silence imposé par le gouvernement autour du nouveau régime indemnitaire». Il est à noter que cette coordination nationale regroupe douze syndicats autonomes de différents secteurs de la fonction publique comme l'Education (Snapest, Satef, Unpef et Snte), Santé publique (Snpsp, Snpssp, Snpdsm, Snmasm, Snapsy) et l'enseignement supérieur (Cnes).
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Sofiane M
Source : www.lequotidien-oran.com