5.000 hectares mis en vente
Les investisseurs nationaux et étrangers en font souvent une raison essentielle de blocage; il s’agit du foncier industriel qui est, à leurs yeux, au cœur des problèmes qui retardent l’investissement en Algérie.
Le gouvernement, conscient de ce problème, a pris les dispositions nécessaires. Une première réponse tombe pour le début 2008. Cela consiste en la mise en vente aux enchères publiques de pas moins de 5.000 hectares. C’est le directeur général du Domaine national qui l’a révélé hier sur les ondes de la radio nationale. Mohamed Ben Meradi a précisé que ces assiettes sont disponibles et réparties dans plusieurs régions du pays. «Il y a 1.700 hectares dans les zones industrielles et 3.200 en zones d’activité, en plus des 600 hectares représentant les actifs des entreprises dissoutes». La mise aux enchères du foncier reste, selon lui, le meilleur moyen d’influer sur l’investissement. «Le foncier est un produit économique sujet, dans certains cas, à une spéculation pour dégager des rentes», fera-t-il remarquer. Et le premier responsable du Domaine national de préciser que la «cession du foncier est exclue», mais la concession est toujours de vigueur. Une disposition contenue d’ailleurs dans la Loi de finances et de budget 2008.
Selon toujours le directeur général du Domaine national, ses services ont lancé une autre opération de recensement de terrains disponibles et non exploités jusque-là afin de les mettre à la disposition des investisseurs. Interrogé sur le recensement du cadastre général, l’invité de la radio a assuré que celui-ci suit son cours. «Nous allons identifier les propriétaires et le statut juridique des terrains. Il faut tout assainir», dira-t-il avant de noter que «des problèmes bloquent l’opération, notamment en milieu urbain et autour des micropropriétés». Toutefois, l’opération avance bien en zone rurale puisqu’elle est «à 70% achevée». L’utilisation de la technologie est également évoquée pour les zones reculées où le recensement du cadastre se fera grâce au système photovoltaïque. Il a parlé, par la même occasion, de la pression qui s’exerce sur le foncier dans certaines grandes villes, à l’instar d’Alger, Oran et Annaba. Il évoque à ce propos des facilitations pour l’accès au foncier dans ces régions et même ailleurs. «Ces dispositions toucheront les zones à promouvoir, notamment les Hauts-plateaux ou les régions reculées», a-t-il précisé. «Nous visons à promouvoir les régions reculées et à faire baisser la pression sur le Nord. Les investisseurs pourront ainsi acquérir des terrains pour réaliser leurs projets au dinar symbolique». Cette disposition sera effective après la promulgation d’un texte d’application.
Tahar A.O.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com