
«La lutte contre le terrorisme passe incontestablement par l'instauration d'une véritable démocratie.» C'est à cette conclusion que sont parvenus les participants à l'Atelier international sur «le rôle de la démocratie dans la prévention et la lutte contre l'extrémisme violent et le terrorisme», qui s'est tenu durant deux jours à Alger, sur initiative du département des affaires étrangères.Abder Bettache - Alger (Le Soir) - Les participants de plusieurs pays d'Europe, d'Afrique, d'Amérique et d'Asie considèrent que «la lutte contre le terrorisme et les idéologies extrémistes passe par l'identification des mécanismes de lutte les plus efficaces dans le respect de l'Etat de droit et le renforcement de la démocratie en ce qu'elle constitue un consensus pour le vivre-ensemble au sein de la société».Les participants ont procédé à un large échange de vues sur le rôle de la démocratie dans la lutte contre l'extrémisme violent et le terrorisme, à travers la présentation des expériences nationales et des meilleures pratiques en la matière. L'expérience algérienne a été mise en exergue et saluée par l'ensemble des participants à cette rencontre internationale.Pour rappel, cette rencontre internationale est intervenue dans le sillage des ateliers organisés en avril dernier par le ministère des Affaires étrangères et qui avaient porté respectivement sur «le rôle de la justice pénale dans la lutte contre le terrorisme au Sahel» et «le rôle d'internet et des réseaux sociaux dans la lutte contre l'extrémisme et le cyberterrorisme».Les conclusions qui seront rendues publiques aujourd'hui ont toutes convergé vers l'instauration «d'un Etat de droit et la démocratie qui s'imposent comme des remparts solides face à toutes les idéologies extrémistes et leurs manifestations violentes et constituent le garant effectif de la consécration des valeurs universelles qui unissent nos peuples et nos pays et toute la communauté internationale». «Ces idéologies et manifestations d'extrémisme menacent, si elles ne sont pas combattues dans le cadre d'une lutte sérieuse, de saper les fondements des sociétés, leur stabilité et leur cohérence. Bien plus, elles mettent en danger la paix et la sécurité internationales», lit-on dans les documents. Et d'ajouter : «Dans cet esprit, les sommets de Washington, en février 2015 et septembre de la même année, consacrés à la lutte contre le radicalisme violent, avaient souligné l'importance de mobiliser davantage d'efforts et de moyens pour mieux cerner les dangers néfastes que de telles idéologies impliquent pour nos sociétés et mis également l'accent sur l'impératif de combattre ce phénomène dans le respect des lois nationales et de la légalité internationale.»De par cette initiative, ajoute-t-on, «l'Algérie entend partager son expérience dans la construction de la démocratie en tant que dynamique de renforcement de l'Etat de droit, de promotion des droits de l'Homme et des libertés individuelles et collectives, de renforcement de la cohésion et de l'unité nationales et de facteur d'isolement, de marginalisation et de rejet des discours extrémistes».Avant son départ vers Le Caire où il devait participer à une rencontre aux travaux de la 146e session du Conseil de la Ligue arabe au niveau ministériel, Abdelkader Messahel a conclu en déclarant que «l'objectif de cet atelier est de dégager un maximum de bonnes pratiques pouvant servir de sources d'inspiration aux uns et aux autres dans la lutte contre le phénomène de l'extrémisme violent et du terrorisme, dans le respect de l'Etat de droit et la démocratie et de références à toute action devant contribuer au renforcement de la démocratie en tant que pacte consensuel du vivre-ensemble et de la coexistence entre tous les membres de la société».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A B
Source : www.lesoirdalgerie.com