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Festival du théâtre comique Entrée en lice de «El-mouhakama» et «Wa yad-har djar»



'El-mouhakama' (le procès) et 'Wa yad-har djar' (et il s'avère être un voisin), deux pièces théâtrales sélectionnées pour la 7e édition du Festival national de théâtre comique à Médéa, sont entrées, hier, mercredi, en lice pour la «Grappe d'Or». 'El-mouhakama' est une pièce surréaliste écrite par Larbi Boulbina et mise en scène par Lazhar Belbar et interprétée par les jeunes comédiens du Théâtre de demain de la ville de Baraki (Alger). L'histoire se passe à l'intérieur d'un cimetière chrétien. Une silhouette frêle déambule entre les allées du cimetière, puis s'arrête brusquement et commence à retourner la terre. C'était notre jeune qui s'affairait à débarrasser la terre qui couvrait un cercueil. Il pensait pouvoir trouver, à l'intérieur, des objets de valeur qu'il pouvait revendre. Un premier mort, un homme de confession musulmane enterré accidentellement dans ce cimetière, se réveille et vient l'interpeller. Un deuxième «fantôme», celui d'un chrétien, qui a tant aimé l'Algérie, va se joindre, à son tour, au groupe. S'ensuit alors un dialogue «passionnant», entre vivant et morts, jusqu'aux aurores. On parle de morale, mais également de terre, de patrie et d'appartenance. Des thèmes qui renvoient à cette «perte d'identité» dont souffrent beaucoup de jeunes et résument, d'après le scénariste, «toute la problématique que vit la jeunesse, détachée de ses racines et de son identité, d'où cette quête 'désespérée' de 'soi'». L'on retrouve la même référence à la terre, l'histoire et l'identité nationale dans la pièce 'Wa yad-har dar', interprétée par la troupe de la coopérative El-Badil de Batna. Ecrite par Nouri Es-Seghir et mise en scène par Azzedine Benamar, cette pièce théâtrale raconte l'histoire d'un ancien moudjahid, déclaré mort après l'indépendance, dont le retour, des années plus tard parmi les siens, va provoquer un «choc terrible» au sein de sa famille et de ses proches. Ces derniers «reprochaient» quelque part à ce moudjahid d'être encore en vie, eux qui «jouissaient» des biens et des avantages que leur procurait son «statut» de martyr. La crainte de perdre ces avantages les emmène à échafauder toutes sortes de scenarii en vue de le discréditer et de le contraindre à fuir loin du village.
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