Aussitôt son discours terminé, Mme Fatma Zohra Flici, la présidente sortante de l'Organisation nationale des familles victimes du terrorisme (ONFVT), est plébiscitée pour un second mandat à la tête de cette organisation pour une durée de cinq années. Â C'est jeudi dernier que s'est tenu le deuxième congrès national de l'ONFVT à l'hôtel Riadh de Sidi Fredj. Â La réélection de Mme Flici a eu lieu alors que ses détracteurs, « empêchés de prendre part au congrès » ont d'ores et déjà saisi la justice pour faire annuler ce congrès, qui « s'est tenu en violation du statut et règlement de l'organisation ». Â La présidente sortante de l'ONFVT portée par quelque 400 congressistes « représentant toutes les wilayas du pays » a déclaré lors de l'ouverture des travaux du congrès que « la réussite de la réconciliation nationale dévoilera plusieurs choses jusque-là cachées ». Â Sans avancer le moindre détail sur cette question, elle ajoutera que « le plus dangereux n'est pas le terrorisme qui est visible mais plutôt le terrorisme caché ». Â Selon elle, il s'agit du « terrorisme du sentiment qui est plus dangereux ». Â Poursuivant son intervention, Mme Flici remonte dans le temps et rappelle à l'assistance que « lorsque j'étais élue parlementaire, nous avons proposé un statut du victime du terrorisme, mais jusqu'à ce jour, ce projet qui se trouve au niveau du bureau de l'APN n'a jamais été débattu en public ». Â Sur un autre plan, la présidente de l'ONFVT a déclaré que les familles victimes jusque-là recensées au nombre de 150.000 constituent une « frange importante de la société algérienne et que les pouvoirs publics doivent prendre en charge leurs préoccupations et revendications ». Â Mme Flici conclut son intervention et déclare aux congressistes qu'elle s'engagera avec la future équipe que le congrès élira à défendre la mémoire des victimes du terrorisme et les revendications de leurs familles. Des propos, qu'elle réitéra lors d'un point de presse ayant suivi son discours, tout en indiquant que ses détracteurs « ne représentent qu'eux-mêmes, puisque le conseil national, instance suprême entre deux congrès, avait décidé de les exclure des rangs de l'organisation ». Une déclaration que rejette la secrétaire générale de la wilaya de Boumerdès qui « accuse Mme Flici d'avoir violé les statuts de l'ONFVT et qui refuse le dialogue ». Un point de vue soutenu par un ex-membre du Conseil national et responsable au niveau de la wilaya de Sétif qui a déclaré que « la présidente sortante de l'organisation a été élue par un congrès illégitime », pour preuve, a-t-il expliqué, « nous avons déposé plainte en référé et nous comptons saisir le Conseil d'Etat le 27 juin prochain pour invalider le congrès ». Â Pour les détracteurs de Mme Flici, « un bureau parallèle verra le jour prochainement et une demande sera introduite auprès du premier magistrat du pays pour mettre fin à cette mascarade ».
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Fayçal L
Source : www.lequotidien-oran.com