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Famille et fidèles rendent hommage à Abdelhamid Mehri Il a été organisé hier au Palais de la culture à Alger



Famille et fidèles rendent hommage à Abdelhamid Mehri                                    Il a été organisé hier au Palais de la culture à Alger
Photo : M. Hacène
Par Amirouche Yazid
Il a été admiré de son vivant, il force encore le respect même parti dans un autre monde. Feu Abdelhamid Mehri a eu droit hier à un hommage digne de son parcours et de ce qu'il fut pour l'Algérie. Que cela soit durant la Révolution ou depuis l'indépendance du pays, jusqu'à la fin de ses jours. Avant même de vivre et de partager, avec ses frères et s'urs, le cinquantenaire de l'Indépendance auquel il voulait tant donner son véritable sens. La commémoration du quarantième jour de sa disparition, qui intervient en léger décalé, a été une occasion de rappeler le parcours de «Monsieur Maghreb». L'initiative, prise par ses proches et ceux qui ont travaillé avec lui, a réuni un monde appréciable dans l'après-midi d'hier au Palais de la culture Moufdi-Zakaria à Alger. Il y avait, à première vue, des membres du comité central du parti du Front de libération nationale, ayant activé sous sa direction durant les années 90. Il y avait aussi des personnalités qui ont connu le défunt Mehri dans diverses circonstances. Parmi elles, l'ancien ministre des Affaires étrangères, Lakhdar Brahimi, Maître Ali Yahia Abdenour et Mouloud Hamrouche. On note la présence de Mahmoud Khedri, ministre chargé des Relations avec le Parlement, maître Mustapha Bouchachi de la Laddh et M. Ali Laskri, premier secrétaire du FFS. Il était question, selon les organisateurs, de la présence d'anciens membres du Congrès du nationalisme arabe. Mais le changement dans la programmation de la rencontre qui a coïncidé avec la célébration de la Journée de la terre à Ghaza et en Cisjordanie a ainsi éloigné les concernés du rendez-vous. Certains ne se sont pas privés d'envoyer des messages de reconnaissance et de respect, lus à l'assistance dans un silence olympien. Intervenant à l'ouverture de la rencontre, Souhil Mehri, fils du défunt Abdelhamid Mehri, a tenu à dire, même étouffé par l'émotion, que «la présente assistance est une preuve d'une fidélité à l'homme et à ses principes». Présent, l'ambassadeur de l'Arabie saoudite en Algérie a proposé un prix au nom de Mehri et une association qui se chargerait de réunir ses 'uvres et travaux. Une idée que formulera aussi M. Khierdine Hassib, ancien SG du Congrès du nationalisme arabe, qui proposa une fondation Abdelhamid Mehri et un budget d'un million de dollars pour étudier sa pensée. Lakhdar Brahimi a jugé plus significatif de déterrer deux faits révélateurs de la grandeur de Mehri. C'était aux premiers mois de l'Indépendance, quand on courait derrière les postes et les privilèges. Abdelhamid Mehri a eu vent de sa probable désignation comme ambassadeur en Tunisie. À l'adresse de Lakhdar Brahimi, il a eu cette réponse : «Je ne veux pas que le premier président de la République songe à une telle désignation. Moi, j'ai choisi l'enseignement.» Maître Ali Yahia Abdenour, jamais trahi par la mémoire même en ces temps d'amnésie quasi générale, convoquera des faits et des paroles de Mehri aussi bien durant la Guerre qu'après l'Indépendance. Avec comme moralité, «la hauteur de vue chez Mehri», insista Ali Yahia. De son côté, Mokhtar Mezrag, directeur de cabinet du FLN sous Mehri, a mis en exergue «la modestie du génie» qui a caractérisé la personnalité d'Abdelhamid Mehri.
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