
Les rescapés de la guillotine contre la «hogra» et la marginalisation.Les anciens combattants de l'ALN, faits prisonniers et condamnés à mort par l'ordre colonial, entament aujourd'hui leur cinquième journée de grève de la faim qu'ils suivent depuis dimanche dernier, au siège de leur association à Alger. L'Association nationale des anciens condamnés à mort 1954-1962, dénonce, par la voix de son président Mostefa Boudina, le «mépris» affiché par les autorités qui ne «daignent même pas réagir et prendre en charge leur situation dramatique». Boudina a expliqué hier, à L'Expression, la veille de l'anniversaire de la glorieuse Révolution, que les problèmes, au nombre de sept, auxquels ils sont confrontés, doivent trouver une solution.Ceci est contenu dans une lettre ouverte adressée au président de la République Abdelaziz Bouteflika, au nom de tous les anciens condamnés à mort. Boudina a souligné avec force «l'indignation profonde» ressentie par cette frange du peuple algérien, qui revendique «une place plus juste dans l'échelle du mérite au sein de la famille révolutionnaire et de la société algérienne».
Ce sont plus d'une centaine de grévistes, venus de 25 wilayas, où des condamnations à mort avaient été prononcées contre eux, qui suivent ce mouvement. 12 grévistes cancéreux en phase finale ont été renvoyés chez eux alors que plusieurs autres du 4ème âge sont déjà fort affaiblis, car fragiles.
«Nous avons demandé audience à plusieurs ministres mais n'avons reçu aucun écho, hormis celui des Moudjahidine qui se dérobent derrière toutes nos revendications en indiquant qu'elles les dépassent et qu'il faut s'adresser plus haut.»
Boudina déplore vivement par ailleurs, qu'aucune réaction ne soit perceptible du côté des autorités, devant ce mouvement de grève de la faim qui se déroule dans un «hangar» dont même la toiture est déficiente.
«Cette grève se poursuivra jusqu'au 02 novembre 2013», affirme une note de l'Association adressée mardi dernier au ministre des Moudjahidine. Cette grève, indique la note, sera suivie par une deuxième au niveau de chaque wilaya jusqu'au 7 novembre 2013.
Elle devra se poursuivre au niveau des domiciles des concernés avant de devenir illimitée, si nos revendications ne seront pas satisfaites.
Tout ce que nous demandons est une considération morale et non une enveloppe financière» souligne fièrement Boudina.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Abdelkrim AMARNI
Source : www.lexpressiondz.com