Zerhouni évite de parler de révision constitutionnelle
C’est un usage consacré: au terme de chaque visite du chef de l’Etat, le ministre de l’Intérieur, qui fait partie de sa «garde rapprochée», anime un point de presse...
Hier à Tamanrasset, il a survolé nombre de questions qui font l’actualité; il a cependant évité de parler de la révision constitutionnelle. Une manière de suggérer que l’affaire relève désormais du président de la République qui avait d’ailleurs répondu, un peu plus tôt, aux journalistes sur la même question en soulignant que «les choses sont claires». Yazid Zerhouni est surtout revenu sur la situation sécuritaire qui reste l’obsession des autorités. Il a d’abord rappelé qu’»après les attentats du 11 décembre 2007, le dispositif de sécurité est réévalué, et cela par le dédoublement des effectifs de la police et de la gendarmerie.» En parallèle, ajoutera-t-il, «l’armée va intensifier ses opérations de ratissage dans les régions considérées comme des poches du terrorisme, en particulier la Kabylie, Boumerdès et l’axe Tébessa-Skikda.»
Rebondissant d’autre part sur les propos de Ali Tounsi, le ministre de l’Intérieur a confirmé que des purges seront opérées dans la police, en plus d’un mouvement des cadres, dans l’optique de la réévaluation du dispositif sécuritaire. S’agissant des kamikazes, Zerhouni concède, encore une fois, la difficulté qu’il y a à prévoir leurs actions, «quel que soit le type d’aménagement apporté au dispositif de lutte», précisera-t-il. D’où, selon lui, «la priorité au travail en amont», à savoir le renseignement et l’action sociale dans les quartiers sensibles aux sirènes «djihadistes». Outre cette question, le ministre de l’Intérieur a longuement parlé de la tension au Nord du Mali et du rôle des Touareg algériens qui ont, selon lui, joué un rôle modérateur. «Les Touareg algériens ont joué un rôle modérateur pour la paix et la stabilité des pays voisins», a affirmé Zerhouni lors de son point de presse animé en marge de la visite de travail et d’inspection qu’effectue le président Bouteflika dans la wilaya de Tamanrasset. Il a également souligné que «l’Algérie n’interfère pas dans les problèmes des pays voisins», ajoutant qu’»elle participe à toutes les actions visant l’apaisement, le retour de la paix et la stabilité de pays voisins tels que le Mali». «L’Algérie a contribué aussi dans le règlement des conflits dans la région», en prenant une part active dans la libération, le 30 décembre dernier, à Tinzaouatine (frontière algéro-malienne), de dix soldats maliens détenus par le Mouvement Nord Mali pour le Changement (MNMC), dans le Nord du Mali. Le ministre de l’Intérieur a également évoqué l’épineux problème des APC bloquées faute de majorité.
Cependant, précise-t-il, «le chiffre doit tourner autour d’une vingtaine, à l’échelle nationale.» Ce qui est loin du nombre avancé par le président du MSP qui a parlé, à Médéa, de centaines de communes bloquées. Dans le même registre, Zerhouni a confirmé que «le projet de code communal est prêt» et qu’»il sera bientôt voté par les deux Chambres du Parlement.»
A noter enfin cette première annoncée par le ministre qui soulignera que son département a demandé aux APC et APW de présenter chacune son programme quinquennal de développement local suivant les priorités de chaque région.
H. Senouci
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com