Alger - Revue de Presse

Elle les soupçonne d’être de faux importateurs



La douane enquête sur 15 gros opérateurs Les services de lutte contre la fraude au sein de la douane algérienne ont engagé une enquête sur 15 gros importateurs, enquête portant sur l’origine de leurs registres de commerce. On les soupçonne d’avoir des registres d’emprunt, indiquait hier une source de la douane qui a également tenu à démentir l’information selon laquelle il y aurait 43 importateurs qui sont bloqués. «L’enquête concerne 15 importateurs seulement», tient-on à préciser. Il s’agit en fait d’un travail que la douane a engagé depuis l’année 2000 et qui touche les utilisateurs de registres de commerce sous des noms d’emprunt pour échapper aux contrôles ultérieurs. «Il y a plus de 7.000 opérateurs qui ont été touchés par cette opération d’assainissement depuis 2000. Ils ont été mis en dehors du cercle d’importation», a assuré la même source. Celle-ci explique que l’importation sous des noms d’emprunt ou avec des registres de commerce portant de fausses adresses et parfois une fausse identité est un procédé largement utilisé par certains pour échapper au contrôle et aux impôts. L’on se rappelle l’opération lancée en 2005 à Annaba et qui a permis dans les mêmes conditions d’arrêter 107 faux importateurs. La plupart s’étaient spécialisés dans la fuite des capitaux sous le couvert de fausses importations. L’activité d’importation qui a connu son âge d’or dans les années 90, avec l’apparition de 45.000 importateurs, se trouve aujourd’hui en perte de vitesse. Depuis septembre 2005, date de l’entrée en vigueur de la nouvelle loi relative à l’assainissement du commerce extérieur et celle qui exige des importateurs d’avoir un capital social d’au moins 20 millions de dinars entièrement libérés, les importations ont sensiblement baissé dans les ports. Ainsi, 11.110 importateurs ont mis la clé sous le paillasson. Actuellement, il ne reste plus que 21.670 sociétés d’importateurs de produits de revente en l’état, dont 749 ont été créées récemment. Cette activité a été l’occasion pour des centaines de personnes aux conditions ordinaires de devenir de richissimes bonnets du jour au lendemain. Notre source est également revenue sur les moyens matériels qui seront mis à la disposition de la douane pour lutter contre la fraude et la contrebande. Il y a tout d’abord la généralisation du système Sigad (Système d’information et de gestion automatisée des douanes). Il s’agit d’un dispositif de contrôle des marchandises à la sortie des ports, plus adapté aux réalités du terrain. Il y a aussi l’acquisition d’hélicoptères pour aider dans la lutte contre la contrebande en mer.
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