Je prends ma plume aujourd'hui et, en cette pénible circonstance pour rendre un hommage mérité au frère aîné, le moudjahid si El-Hadi Khediri que j'ai eu l'honneur et le grand plaisir de connaître depuis mon jeune âge jusqu'à son décès, Allah Yarahmou.
Il était notre responsable hiérarchique (1965-1971), plusieurs de mes anciens collègues et moi qui étions présents à son enterrement. Son sourire de l'époque était pour nous un encouragement sans limite dans l'exercice de nos fonctions.
Je l'ai aussi connu comme un supporter exemplaire du sport national en général et du football en particulier. Il était régulièrement présent à tous les matches qu'accueillaient les stades d'Alger.
De part ma modeste participation dans la gestion bénévole d'un club du Centre (1965-1977), je le rencontrais souvent au stade du 20-Août et, quand il était à Alger, sa présence dans la tribune était un grand soutien aux policiers chargés de la sécurité des stades. Il a été le premier responsable de la Sûreté nationale à encourager le développement du sport au sein de ce respectable organisme de sécurité nationale. Qui ne se souvient pas des tournois de football des équipes maghrébines régulièrement remportés par notre légendaire équipe de la police composée de joueurs de talent restés eux également légendaires. Parmi eux mes frères et compagnons du pèlerinage aux Lieux saints de l'islam les Salhi, Kalem, Achour, Seridi et le maestro du groupe El-Hadj Lalmas que Dieu le guérisse inch'Allah.
Ayant rejoint le secteur public économique (tourisme) en 1972 , j'ai eu assez souvent l'occasion de revoir cet homme exceptionnel qui pour moi et d'autres jeunes cadres de l'Algérie indépendante était une école de formation. Il a été aussi un véritable promoteur de l'Algérie touristique et culturelle et, à chaque fois que je le sollicitais pour un avis ou un conseil, je trouvais ce qui manquait au non expérimenté que j'étais.
Un exemple que je me dois de relater, c'est le passage dans notre pays du rallye Paris-Dakar pendant les années 1980. Grâce au frère Si El-Hadi qui nous a apporté son indéfectible soutien, nous avons pu réussir au Touring Club d'Algérie, opérateur national désigné par nos autorités, notre mission de co-organisateur pour le passage dans notre pays de cette manifestation internationale qui est devenue un véritable outil de promotion de l'Algérie touristique avec une nouvelle appellation le Paris-Alger-Dakar avec des retombées financières appréciables pour le pays (en devises) et une couverture médiatique sans précédent.
Par ailleurs et lors d'une omra effectuée à Makkah, nous nous sommes retrouvés avec si El-Hadi pendant quelques jours, et ce, grâce à notre frère si Hadj Abdelkrim Gheraib, ambassadeur en Arabie Saoudite à l'époque (années 2000) qui l'avait énormément encouragé à faire le déplacement et à effectuer ce rite. Au cours de ce séjour agréable, nous avons évoqué ensemble entre autres sujets, le déroulement du pèlerinage aux Lieux
Saints de l'islam de notre feu président si Hadj Mohamed Boudiaf effectué en 1987. J'avais rappelé à si El-Hadi ses directives (il était ministre de l'Intérieur) données à notre ambassadeur et aux dirigeants de la baâtha (dont j'étais membre responsable du Centre de Makkah) de prendre en charge si Tayeb El-Watani Allah Yarahmou avec son épouse et leur assurer les meilleures conditions possibles durant leur séjour parmi nous. Le défunt président venait du Maroc via Zurich à titre privé et, seule une information parvenue à nous à l'époque avait amené notre efficace ambassadeur de se rapprocher d'Alger et solliciter des orientations que le moudjahid Si Khediri a décidé sans aucune hésitation en faveur du père de la Révolution auquel il vouait un respect sans précédent et, j'en suis témoin devant notre Dieu le Tout-Puissant.
Sa simplicité et son humilité nous la vivions avec lui et, à chaque occasion qu'il était invité à assister à un événement parmi ses frères et amis, il répondait favorablement et partageait notre joie lors de cérémonies familiales ou amicales autour d'un couscous traditionnel.
Je ne voudrais pas trop m'étendre sur notre défunt auquel nous venons de dire adieu au cimetière de Ben Aknoun car je ne serai certainement pas en mesure de tout dévoiler sur cet être exceptionnel et je me contenterai de prier pour notre Dieu le Puissant pour l'accueillir inch'Allah en
Son Vaste Paradis.
El-Hadj Abderrahmane Abdedaim
Président du Touring Club d'Algérie
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : El Hadj Abderrahmane Abdedaim
Source : www.liberte-algerie.com