Le secteur de l'éducation continue de vivre au rythme des mouvements de protestation engagés par des syndicats et des coordinations sans casquette syndicale. Des revendications en suspens dont certaines datent de plusieurs années sont derrière ces perturbations qui menacent la stabilité de l'école.Les enseignants contractuels ont répondu, hier, à l'appel de leur coordination nationale pour un rassemblement à Alger et près des directions de l'éducation de certaines wilayas à travers le pays. Et ce, pour exiger, pour la énième fois, leur intégration sans condition dans les postes de travail qu'ils occupent. D'après des informations recueillies auprès de la coordination des enseignants du primaire et des photos partagées sur les réseaux sociaux, le rassemblement des enseignants contractuels prévu devant l'annexe du ministère de l'Education nationale à Ruisseau a été empêché et des interpellations parmi les protestataires ont été signalées. La coordination nationale des enseignants contractuels a, à travers sa page Facebook, dénoncé «les arrestations de protestataires», affirmant que leur revendication est légitime et l'intégration est un droit.
Il faut noter que les contractuels multiplient ces derniers temps leurs actions. Cette journée de protestation a été précédée par une grève nationale le 15 janvier dernier. Une grève, rappelle-t-on, qui a été précédée par un rassemblement des contractuels à Alger le 26 décembre dernier.
Contacté par nos soins, Abdelouahab Lamri Zegar, porte-parole de l'Unpef a affirmé son soutien absolu aux enseignants contractuels, affirmant que leur intégration sans concours est un droit. Pour Lamri Zegar, la tutelle ou les pouvoirs publics doivent tout simplement trouver des mécanismes pour l'intégration des contractuels comme c'était le cas pour les titulaires de contrats pré-emploi au titre du dispositif d'aide à l'intégration professionnelle ou de l'Anem. Donc «l'organisation par le biais d'un concours sur la base du dossier de l'enseignant contractuel, son diplôme, son ancienneté ou bien l'intégration automatique». Et de préciser que «ces enseignants ne devront pas être éternellement contractuels».
Messaoud Boudiba, porte-parole du Conseil national autonome du personnel enseignant du secteur ternaire de l'éducation (Cnapeste) a affirmé pour sa part que son syndicat a décidé de maintenir son mouvement de grève qui devra reprendre dès aujourd'hui. Une grève cyclique de deux jours renouvelable chaque semaine. Regrettant ainsi l'indifférence de la tutelle et du gouvernement quant aux doléances de la famille éducative qui ne fait que s'accumuler au fil des années.
Il a ainsi évoqué le cas des contractuels qui ont appelé à la protestation hier, en précisant que ce dossier doit faire l'objet d'une étude ou d'un débat ouvert entre les responsables de l'éducation et les représentants des contractuels pour trouver des solutions définitives à ce problème qui date de plusieurs années. «Il faut trouver une stratégie d'intégration permanente à ces enseignants dont certains ont plusieurs années d'expérience», a-t-il déclaré.
Il dira que le ministre avait proposé un concours d'intégration sur la base du diplôme des contractuels, une proposition qui est toujours au stade de l'idée. Mais ces derniers, précise-t-il, ont carrément plaidé pour une intégration sans conditions et sans concours. D'où la nécessité de se réunir autour d'une table et trouver une solution définitive à ce dossier avec les principaux concernés.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M Aziza
Source : www.lequotidien-oran.com