Vingt-cinq ans après l'adoption par l'Algérie de la convention relative aux droits des enfants, l'Instance nationale pour la protection des droits des enfants verse dans l'autosatisfaction. Le bilan présenté hier par sa première responsable fait fi de tous les obstacles empêchant les enfants de s'épanouir dans un environnement adéquat.Nawal Imès - Alger (Le Soir) - Placée sous la tutelle du Premier ministre, l'Instance nationale pour la protection des droits des enfants fêtait hier les 25 années de la ratification de la Convention internationale des droits des enfants. Point de bilan sur d'éventuelles réalisations ou un d'état des lieux.
Les représentants des différents secteurs présents hier au Palais de la culture se sont donné le mot pour verser dans l'autosatisfaction. Qu'il s'agisse de ceux des ministères de la Justice, de la Culture, de l'Intérieur ou de l'Education, le constat établi était le même : la législation, affirment-ils, est en mesure de garantir aux petits Algériens le meilleur des environnements pour s'épanouir.
Meriem Cherfi, déléguée à la protection des enfants, a donné le ton en prononçant un discours dans lequel elle a rappelé qu'en ratifiant, en 1992, ladite convention, l'Algérie s'engageait à mettre en adéquation ses textes avec les exigences de la communauté internationale. C'est ainsi, dit-elle, que le code de procédures pénale et civile, le code de la famille et la loi sur la nationalité ont été, tour à tour, modifiés avant que ne soit promulguée en 2015 la loi sur la protection de l'enfant et portant sur la double protection sociale et juridique.
L'instance qu'elle préside, affirme Meriem Cherfi, a pour but de mettre en place des programmes visant à promouvoir les droits des enfants en coordination avec les différentes institutions.
A travers sa commission permanente, l'instance tente de coordonner les efforts des différents secteurs. Ceux présents hier à la commémoration du 25e anniversaire de la ratification de ladite convention ont évoqué tout ce que leurs secteurs avaient fait en direction des enfants sans faire d'autocritique.
Même en interpellant la première responsable de l'instance au sujet des dangers qui guettent les enfants sur internet, Meriem Cherfi s'est montrée offusquée qu'on puisse accuser les autorités d'inertie.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : N I
Source : www.lesoirdalgerie.com