La règle 49/51 régissant les investissements étrangers, la faible réactivité des opérateurs économiques nationaux en matière de commerce sont-elles des freins au développement de la coopération algéro-polonaise ' La réponse reste peu évidente.
Cherif Bennaceur - Alger (Le Soir) - Certes, la règle 49/51 ne constitue pas une contrainte insurmontable selon une vingtaine d'institutionnels et entrepreneurs polonais, en visite de prospection partenariale en Algérie du 12 au 16 novembre 2011. Marquée par l'organisation de Journées polonaises à Alger, Chlef, Oran et Tlemcen, cette visite a été ponctuée hier au siège de l'Agence algérienne de promotion du commerce extérieur (Algex), en plus des rencontres B to B, par une conférence de presse. Exerçant dans divers secteurs d'activité, notamment le BTPH, la construction navale (bateaux de plaisance et jet-skis), l'agroalimentaire et la restauration du vieux bâti, ces opérateurs sont disposés à s'adapter à la réglementation algérienne, renforcer le transfert de technologie et d'expertise et répondre aux besoins spécifiques du marché algérien. Et cela même si cette règle pourrait gêner les petites et moyennes entreprises polonaises selon l'ambassadeur de Pologne en Algérie, Son Excellence Michal Radlicki. Voire que les besoins en matière d'investissements ne soient pas très clairs malgré certains projets potentiels et l'attractivité avérée du marché algérien. De même que la faible réactivité des opérateurs nationaux à diversifier les échanges commerciaux avec la Pologne pose problème. Dans la mesure, notamment, où des opérateurs achètent des produits, notamment laitiers, d'origine polonaise d'autres pays européens mais ne cherchent pas à pénétrer directement le marché polonais. Et ce, au-delà des contraintes d'ordre logistique et de garantie bancaire et de l'insuffisance algérienne dans le domaine de la promotion commerciale et économique à l'international. Certes, l'Algérie demeure le plus important partenaire économique de la Pologne en Afrique du Nord, néanmoins, leurs échanges commerciaux sont faibles, évalués en 2010 à près de 338 millions de dollars dont 324,3 millions d'exportations polonaises (en hausse de 47,55%) et 13,356 millions d'exportations algériennes (en diminution de 91,82%). Soit une balance commerciale largement déficitaire pour l'Algérie -310,9 millions de dollars contre seulement -56,593 millions de dollars pour l'année 2009. Pour le premier trimestre 2011, l'Algérie a importé pour une valeur de 102,76 millions de dollars, en hausse de 56,50% par rapport à la même période de 2010.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : C B
Source : www.lesoirdalgerie.com