Les experts agronomes mettent en garde contre le charançon rouge, insecte très nuisible pour les palmiers dattiers. Pour ces spécialistes, le renforcement du contrôle sanitaire s'impose.
Rym Nasri - Alger (Le Soir) - «Le charançon rouge s'est attaqué aux plantations de palmiers dans plusieurs pays. Seules l'Algérie et la Tunisie sont encore à l'abri de cet insecte qui détruit entièrement le palmier», a précisé le Pr Bouguedoura, présidente du symposium international sur le palmier dattier, tenu hier à Alger. Rappelant que l'Algérie compte 17 millions de palmiers dattiers et 1 000 variétés, elle conseille de protéger ce patrimoine arboricole. «Il faut se mobiliser pour empêcher l'entrée du charançon rouge dans notre pays. Cela peut se faire en interdisant l'importation de ce type d'arbres et en renforçant le contrôle sanitaire des entrées à nos frontières», dit-elle. Toutefois, cette situation nécessite, selon le Pr Bouguedoura, «la création de nouvelles variétés résistantes à cette maladie». Pour sa part, le Dr Foued Chehat, directeur de l'Institut national de la recherche agronomique d'Algérie (INRAA), a souligné que le symposium vise à établir le bilan de nombreuses recherches menées depuis 1966. Il est également question de mettre en place un programme national de recherche dans le secteur de la phoenicicole afin, explique-t-il, «de développer le secteur et de maîtriser les caractères de résistance aux maladies du palmier dattier, notamment la fusariose (bayoud)».Et de poursuivre : «En 1960, l'Algérie ne comptait pas plus de 6 millions de palmiers dattiers. Aujourd'hui, avec plus de 17 millions d'unités, une grande mobilisation pour lutter contre les maladies de ces plantations est de rigueur.» Il précisera, par ailleurs, que la récolte nationale de dattes a atteint cette année 700 000 tonnes. Il plaidera, à cet effet, pour l'organisation du marché national afin, dit-il, d'améliorer nos capacités d'exportation. Pour ce faire, il insiste sur l'imprégnation des expériences et des informations disponibles chez les pays maghrébins, arabes, asiatiques, américains et même européens tels que l'Italie, l'Espagne, la France et le Portugal. Organisé par le Laboratoire de recherche sur les zones arides de l'Université des sciences et de la technologie Houari-Boumediène (USTHB) en partenariat avec l'Institut national de la recherche agronomique d'Algérie (INRAA), le 1er symposium international sur le palmier dattier a regroupé une cinquantaine de spécialistes venus de 17 pays.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : R N
Source : www.lesoirdalgerie.com