Alger

Devant l’instance exécutive



Belkhadem met en avant les acquis du FLN   Abdelaziz Belkhadem a donné, hier, un autre ton à la campagne électorale, à l’occasion de la réunion, en session ordinaire, de l’instance exécutive de son parti, à l’hôtel Erriad à Alger. Devant les 121 membres de cet organe élu lors du congrès de janvier 2005, le Premier responsable du FLN a «expérimenté» ce qui, semble-t-il, sera le discours du parti pendant la campagne des législatives. Un discours dans lequel il a mis en relief les chantiers «populaires» réalisés par le FLN, surtout depuis qu’il est à la tête de l’exécutif. Au nombre de ces dossiers qu’ils comptent sortir comme autant de cartes gagnantes pour les besoins de la campagne, figure l’augmentation des salaires pour lequel beaucoup d’Algériens sauront gré à Belkhadem, au détriment de son prédécesseur, opposé à toute augmentation salariale qui ne soit en rapport avec une plus-value de l’appareil économique. Il y a aussi le pacte économique et social qui pose les balises d’un dialogue permanent entre le Gouvernement, le syndicat et le patronat. Le président Bouteflika lui-même a salué ce mécanisme qu’il reconnaît comme un modèle de concertation. Reste la fonction publique, un autre dossier en voie de concrétisation. Cela sans oublier l’opposition du FLN à l’augmentation des prix du pain, du lait et de l’électricité. «Il n’était pas facile de prendre en charge et de résoudre, dans des délais très réduits, des dossiers aussi lourds que ceux-là», déclare avec un brin de fierté Belkhadem devant les cadres du parti. «Nous avons tenu à la conclusion du pacte économique et social, déterminés que nous étions à honorer nos engagements envers les travailleurs, tout comme cela a été le cas pour l’augmentation des salaires et du SNMG (salaire national minimum garanti). Nous avons de cette manière relevé les défis qui attendent notre pays dans plusieurs domaines, à l’image de la création des postes d’emplois», devait insister Belkhadem. Il a également promis que d’autres dossiers seront examinés dans le cadre de la même dynamique des acquis estampillés FLN. «De cette manière, nous répondrons aux besoins exprimés par les couches sociales démunies et fragiles», dira-t-il. Au sujet de l’affaire Khalifa sur laquelle il est resté relativement discret, Belkhadem parle de «courage politique». «Si le dossier de l’affaire Khalifa constitue un exemple de corruption, c’est que la volonté politique du président de la République dans l’ouverture de ce dossier a été une décision caractérisée par un grand courage politique», a-t-il noté sous les applaudissements de l’assistance. «L’ouverture de ce dossier ne s’est pas faite dans un objectif vindicatif ou pour un quelconque règlement de comptes», explique le patron du FLN, en précisant: «Nous regrettons ce dossier mais nous ne regrettons pas ceux qui y sont impliqués.» «Les Algériens, dit-il, alors qu’ils suivent les réalités de cette affaire, ont pris conscience qu’elle n’a pas lieu ailleurs ou à une autre époque.» Pour le Premier responsable du FLN, l’ouverture du dossier Khalifa a permis «de lever le voile, de mettre la lumière sur des situations» tout en estimant qu’elle est un prélude à l’ouverture d’autres dossiers. Concernant les législatives, cette semaine sera certainement décisive, car les dossiers seront examinés par le groupe des «Sept», constitué de Amar Saïdani, Saïd Bouhedja, Abdelkrim Abada, Salah Goudjil, Abdelkader Bounekraf et Amar Tou. Au total, il y a pas moins de 4.500 candidats dont 230 femmes. Ce qui ne manquera pas de constituer un casse-tête pour ceux qui auront à trancher selon les critères d’ancienneté et de crédibilité, arrêtés comme paramètres de sélection des postulants à la députation.
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