Alger - Revue de Presse

La procréation médicalement assistée bientôt au CHU



Grâce à un équipement de pointe récemment acquis, le service d'histologie, de biologie de la reproduction et de la génétique, dirigé par le Pr Sakhri Abdelhamid, du Centre hospitalo-universitaire de Constantine, va ouvrir, à partir d'aujourd'hui samedi 11 octobre, un pavillon assurant la détection des malformations congénitales au moyen de l'établissement d'un «diagnostic prénatal». «Ce sera une première dans notre pays», annonce ce professeur. Dans ce cadre, «un cycle de formation et d'un stage d'un mois sera institué, à partir de janvier prochain, en direction des médecins d'Alger et d'Oran qui projettent de créer un service analogue dans leurs CHU respectifs, et les initier aux techniques du diagnostic prénatal», selon notre interlocuteur.

«Cette opération de détection, indique le professeur, consistera, à la demande du couple désirant une naissance, à opérer les prélèvements nécessaires qui seront transmis à nos services qui procèdent, à partir d'un Caryotype Standard

(ensemble des chromosomes d'une cellule réunis par paire de chromosomes identiques) à une classification et une détermination d'existence d'anomalies de nombre et de structure. Par nombre, on entend le nombre de chromosomes et surtout celui désigné sous l'appellation 21, le plus fréquent en Algérie. Par structure, on entend les anomalies consistant en un bras de chromosome qui s'accroche ailleurs sur d'autres bras», explique notre interlocuteur.

«Cela sera possible grâce au microscope optique, d'une caméra et d'un logiciel, dont le service a bénéficié, dernièrement, et qui permettent de détecter les cas de trisomies et du 21, pouvant se traduire par des maladies mentales et/ou des retards psycho-moteurs, dont la prise en charge est très coûteuse», nous dit-il.

Ainsi au moyen du diagnostic prénatal, il sera, désormais, possible d'assurer le suivi des naissances à l'état de foetus et de «recourir à ce qui est appelé le conseil génétique, si nécessaire, et convoquer le couple pour lui expliquer la situation.

Dans un second temps, indique ce professeur, il est prévu l'institution, dans le même service, de la Procréation médicalement assistée (PMA), opération qui n'existe dans aucun secteur public de santé actuellement.

«Jusqu'à maintenant, seul le secteur privé l'assure, au prix de pas moins de 20 millions de centimes et qui sera très réduit au CHU. Sans nous avancer sur un chiffre qui est de la prérogative du ministère, il ne pourrait, cependant, dépasser les 10.000 DA au plus», affirme le Pr Sakhri.


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