Alger - Revue de Presse

Deux ans et demi après qu’un Boeing 737-200 s’est écrasé à Tamanrasset



Crash d’un avion d’Air Algérie en ItalieUn avion cargo de type Lockheed Hercule L-382, exploité par la compagnie aérienne nationale Air Algérie, s’est écrasé, dimanche à 18h15 GMT (19h15 heure algérienne) à proximité de Piacenza, au sud de Milan en Italie… L’appareil, un quadrimoteur Lockheed, qui effectuait le vol AH 2208 entre Alger (Algérie) et Frankfurt (Allemagne), avait décollé vers 18h15, heure locale, d’Algérie et devait se poser vers 21h30 en Allemagne, lorsque, aux alentours de 20h10, l’équipage de l’appareil a contacté la tour de contrôle de Milan (Italie) pour annoncer qu’il perdait de la puissance sur un moteur et qu’il était obligé de descendre. L’appareil s’est écrasé vers 20h15 dans une zone inhabitée, sans faire de victimes au sol, mais ne laissant en revanche aucune chance aux trois membres d’équipage à bord. Le crash s’est produit précisément dans le quartier de Bresurica, non loin de la ville de Piacenza, au sud de Milan et au nord de la province de l’Emilie-Romagne. Les services de secours et les enquêteurs de l’aviation civile italienne se sont rendus très vite sur les lieux. Conformément à la procédure en la matière, une cellule de crise est opérationnelle depuis hier au niveau du siège de la compagnie aérienne nationale auprès de laquelle aucune information n’a filtré. Le communiqué diffusé par Air Algérie se borne, tout au plus, à déplorer la perte des trois membres d’équipage. Quant à l’agence de presse française, AFP, elle cite le maire de Piacenza, Roberto Reggi, qui a qualifié de «miracle» le fait que l’avion soit tombé dans une zone inhabitée alors que tout le reste de la zone est densément peuplé et que la chute de l’avion sur la ville aurait «provoqué immanquablement un désastre».Les causes de l’accident ne sont pas encore connues. De toute évidence, ce nouvel accident va encore soulever la question relative à la sécurité de notre transport aérien. Car même si les statistiques démontrent que l’avion reste un moyen sûr de transport, l’exploitation rationnelle et l’entretien optimal des aéronefs revêtent, à cet égard, une importance fondamentale. Toujours est-il, et dès l’information connue, le spectre du crash de Tamanrasset a vite refait surface. Pour rappel, un Boeing 737-200 vieux de 25 ans qui effectuait la liaison Tamanrasset-Alger avec 97 passagers et six membres d’équipage à son bord s’est écrasé jeudi 6 mars 2003, peu après son décollage de Tamanrasset. Il s’agit de la plus grave catastrophe aérienne en Algérie depuis l’indépendance du pays en 1962, due à une défaillance technique dans un réacteur qui a pris feu au décollage. «L’avion, était en train de prendre de la vitesse quand l’un des moteurs a pris feu», avait alors expliqué le ministre de l’Intérieur Noureddine Zerhouni. Mohamed-Chérif Lachichi
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