
Etrange, les résidents de l'immeuble sis au 35, 37 et 39 rue des frères Bellili ne peuvent accéder à leur terrasse du fait que la porte du "s'tah" leur soit fermée au nez. Acquis selon la formule juridique de copropriété auprès d'un promoteur immobilier, "aucun des copropriétaires n'a accès à la terrasse, considérée pourtant comme un bien commun aux résidents, en dépit qu'il soit fait mention sur le certificat de conformité n°80 du 28 juillet 2009 établi par la municipalité d'Alger-Centre qu'il s'agît d'un édifice de type R+4 avec une terrasse accessible". Donc, la terrasse est inhabitable selon la première réserve, et étayée ensuite de la seconde restriction où il clairement mentionné qu'il ne sera toléré aucune extension : "Aucune construction de logement ne peut être autorisée sur la terrasse". Décodé, la terrasse doit garder son caractère d'agrément apprécié de tous les copropriétaires, quand bien même le promoteur louvoie vers la buanderie, qu'il envisage de transformer en logement, a-t-on su de Rezagui Rachid, qui ne s'explique pas comment "le promoteur a pu bénéficier durant l'exercice 2010 d'un permis de construire rectificatif qui l'autorise à transgresser les termes du certificat de conformité." Situé à l'ancienne rue Dupuch, perpendiculaire à l'avenue Debbih-Chérif (ex-Tournants-Rovigo), l'immeuble offre à première vue, tant de malfaçons, notamment sur sa façade principale et de part et d'autres de ses façades latérales. Pour l'exemple, de l'eau pluviale s'infiltre de la buanderie, dont l'usage reste interdit aux résidents, et ruisselle de périlleux écoulements sur la façade arrière de l'édifice toute verte de moisissures. D'ailleurs, le péril est d'autant récurrent du fait que l'eau stagne au pied du mur de soutènement et fragilise l'ouvrage dont la structure en maçonnerie traditionnelle laisse craindre le pire s'il venait à s'écrouler'. "Le danger d'un éboulement est évident pour notre immeuble et l'îlot de villas d'à côté, au cas où le mur venait à rompre", a déclaré notre interlocuteur. Outre cela, la cage d'escaliers porte les stigmates des dégâts des eaux qui stagnent derrière les murs de la façade arrière. Autre hallucination et pas des moindres, le compteur de gaz est raccordé à même le mur du palier, au lieu qu'il soit fixé à l'intérieur d'une niche à compteurs dotée d'une bouche d'aération vers la terrasse. Du reste, le 22 mai 2013, le maire d'Alger-Centre autant que le wali ont été destinataires d'une requête, où les copropriétaires dénoncent "le caractère privatif d'une buanderie qui est le bien de tous et s'interrogent sur l'appréciation technique sur laquelle s'était basée la Sonelgaz pour approuver l'installation de colonnes de gaz". Autant d'anomalies qui influent de manière désagréable sur le quotidien des résidents.Louhal N.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Louhal Nourreddine
Source : www.liberte-algerie.com