Alger

DERNIÈRE OPÉRATION DE RELOGEMENT DE 2016



DERNIÈRE OPÉRATION DE RELOGEMENT DE 2016
C'est un comité d'accueil un peu particulier qui attendait le wali d'Alger, jeudi dernier, à Rahmania (Zeralda) où il présidait la dernière étape de la 21e opération de relogement dans la capitale. Le cortège officiel a en effet été stoppé par des protestataires.Rym Nasri - Alger (Le Soir) - C'est sur une note de colère et de protestation que s'est clèturée la dernière opération de relogement de l'année 2016 dans la capitale. Mécontents d'avoir été exclus de la liste des bénéficiaires, des contestataires se sont interposés au cortège de la délégation du wali d'Alger à Rahmania.Une situation qui a nécessité l'intervention des services de sécurité. Même sentiment de mécontentement sur le site des 300 logements à Rahmania où le wali a été contraint de «délocaliser» sa conférence de presse prévue sur place. C'est finalement dans un hôtel à Dar El Beà'da qu'elle se tiendra. Des désagréments qui n'ont pas empêché Abdelkader Zoukh de faire l'éloge de cette «opération réussie» d'éradication des bidonvilles et du logement précaire dans la capitale, entamée il y a deux ans et demi. Statistiques à l'appui, il affirme que 46 000 familles ont ainsi bénéficié d'un logement «décent». Aussi, poursuit-il, «nous avons consommé 50% du lot des 84 000 logements réservés à l'éradication des ce type d'habitat».La dernière étape de la 21e opération de relogement a justement concerné pas moins de 1 200 familles. Relogées jeudi dernier, ces familles ont été réparties sur six circonscriptions : Baraki, Bab El Oued, Zéralda, Dar El Beà'da, Bir Mourad Raà's et Hussein Dey.Le wali d'Alger assure, par ailleurs, que la 22e opération de relogement, prévue pour le premier trimestre 2017, est en phase de préparation. Pour ce faire, «un quota de pas moins de 4 000 unités est réservé pour cette première opération de relogement de 2017», annonce-t-il, avant de souligner que celle-ci ne sera pas la dernière puisqu'«elle sera suivie d'une 23e et d'une 24e opérations». Seulement la concrétisation de tous ces résultats, estime-t-il, n'est pas chose facile. «Il faut nous laisser travailler dans la sérénité», insiste-t-il. Visiblement gêné par des questions sur le non-respect des délais d'éradication du logement précaire à Alger, précédemment annoncés pour le premier trimestre 2016, Abdelkader Zoukh justifie ces retards par les intempéries. Pourtant l'année 2016 a été très peu marquée par des épisodes de pluie, elle a même frèlé la sécheresse. «Un site envahi par les eaux de pluie nécessite entre deux à trois semaines, voire parfois un mois, avant de pouvoir intervenir car les intempéries empêchent de travailler et de viabiliser. Cela n'est pas typique aux chantiers de logement, c'est valable pour tous les chantiers», explique-t-il. D'ailleurs, poursuit-il, «les dates avancées ne sont que prévisionnelles et s'il y a retard, c'est plus fort que notre volonté».S'agissant des mécontentements enregistrés à chaque opération de relogement, le wali rappelle que les recours restent le seul moyen pour «réparer une injustice si injustice il y a». Il affirme, ainsi, que la commission des recours s'attelle à étudier tous les recours. «Sur 13 000 recours formulés, 750 ont été acceptés», dit-il.
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