Le signal donné
en haut lieu pour réformer ce qui tient lieu de législation réprimant les actes
de gestion, peut être l'occasion d'une rupture systémique (comme il est convenu
aujourd'hui de parler lorsqu'il s'agit de réformes) avec le système de pensée à
l'origine de tous les textes répressifs censés protéger l'économie nationale de
ses prédateurs.
Ces textes ont eu
toujours une base idéologique socialisante avec pour but déclaré de veiller à
l'intégrité des richesses publiques, bien du peuple, avec comme moyen, le
recours à la répression, sévère puisqu'il s'agit d'un domaine quasi sacré.
On conclut que
les divers crimes et délits économiques perpétrés dans le secteur privé, sont
perçus moins dramatiquement par le législateur, lequel in fine, considère
l'apport du secteur privé à l'économie nationale, comme simple appoint, et
cette doctrine reste toujours de mise.
Cette référence
aux sources de cette pénalisation de l'acte de gestion mérite une attention et
des études plus approfondies, mais ce n'est pas l'objet de cette contribution.
L'introduction peut cependant d'ores et déjà attirer l'attention sur cette
distinction privé, public en matière s'activités marchandes, et poser la question
de la pertinence en matière de répression de l'acte criminel ou délictuel,
selon que l'infraction est commise dans une entreprise économique publique ou
dans une entreprise économique tout court, c'est-à-dire privée.
Du point de vue moral , il est clairement établi que dans l'esprit de ces
lois dont on parle , le vol, le détournement et tout autre acte de soustraction
frauduleuse de biens appartenant à autrui, est plus dramatiquement perçu et
réprimé lorsqu'il s'agit de bien de la nation , de l'Etat ou de tout autre
démembrement de celui-ci , que lorsque la victime est une personne privé
(physique ou morale ) .
L‘acte de gestion
économique ne devrait pas avoir de couleur
Est il venu le
temps de penser et de traduire dans les textes que l'économie nationale est la
somme de toutes les richesses qui s'y trouvent, s'y créent, se redistribuent,
dans le cadre de la loi, c'est à dire, une règle impersonnelle, générale et
obligatoire.
Est il venu le
temps de distinguer au plus haut somme de la hiérarchie des textes, l'espace
relevant de la sphère publique stricto sensu, et celui relevant de l'espace
marchand, avec à la clé la fameuse loi de l'offre et la demande et les règles
non moins universelles de la concurrence loyale, de la compétition par
l'innovation et la créativité.
Le premier espace
est vite identifiable, surtout dans nos pays en voie de développement encore à
la recherche d'intégration nationale aboutie et de construction et
pérennisation des infrastructures d'un Etat de droit.
L'espace public
ne peut être livré aux règle de la concurrence qui sont celles de l'économie de
marché qui rappelons le, doit avoir pour cadre : optimisation du profit
–sécurité juridique des investissements et des moyens de production et
d'échange, régulation transparente des activités par un Etat fort.
Chaque Etat selon
son histoire, ses avantages comparatifs, son niveau de maitrise
des outils de production et d'innovation, doit défendre son droit absolu de
contrecarrer toute tentative de transférer des richesses du premier au deuxième
espace, qui aurait pour but des s'en accaparer indument,
tout ou en partie.
Il y'a des
secteurs qui constituent à côté des prérogatives régaliennes de l'Etat, des
secteurs pivot que toutes les vertus supposées du dynamisme du marché ne
sauraient sans danger mortel, être transférés, privatisés ou négligés.
L'Etat en reste
propriétaire et adopte pour leurs gestions, l'organisation administrative
idoine, les hommes et les femmes formés pour cela avec les sanctions positives
et négatives qui leurs sont adaptées.
Il n'existe pas
de pays ou ce secteur public est absent et qui ne fonctionne pas selon des
méthodes universellement reconnues.
L'Administration
impose ses règles de gestion, de contrôle t'audit de sanctions, et n'autorise
pas l'initiative qui n'est pas prévue par avance ! on
dit alors que cette bureaucratie est contraignante contre-productive avec des
retours sur investissement négligeables ou inexistants.
Mais on oublie le
rôle stratégique qui est confié à ces structures, et les espaces et les missions
de service public, dont elles sont investies.
L'acte de gestion
dans cette espace est minutieusement codifié et les niveaux superposés de
contrôle contraignants, impliquent autant de vérifications hiérarchiques, avec
à la clé, une panoplie de sanctions (administratives, disciplinaires et le cas
échéant, pénal)
Les décisions qui
sont prises ans dans cette sphère sont des actes de gestion également, mais
liées trop intimement à la notion de service public, de biens communs, et
autres valeurs fondatrices de la République pour qu'elles n'obéissent pas à
leurs propres natures.
La peur de la
case prison
Le problème que
le pays traine depuis les toutes premières années de
l'indépendance, est donc bien cette confusion réelle, voulue ou non, entre
l'acte de gestion administratif par excellence bureautique, et l'acte de
gestion marchand dans les EPE et ces autres entités qui leurs sont assimilées
avec des appellations diverses depuis 1963.
C'est de celles
là qu'il faut parler et d'abord rappeler que leurs dirigeants ont de tout temps
été soumis à la menace permanente de se voir non seulement destitués, mais de
passer avant leurs éjections brutales par la case «prison».
La menace a
toujours été présente, permanente, exprimée ou refoulée et dans tous les cas,
désastreuse pour les dirigeants ( à tous les niveaux et dans surtout les plus
élevés ),terrorisés carrément par la destruction de leurs réputations, de leurs
familles, la pulvérisation de leurs statuts sociaux et , à certaines époques
lors des fameuses compagnes dites « main propres » , vivant les affres de
l'innocent poursuivi , soumis à la suspicion du moindre porteur d'autorité, lui
porteur d'un tout petit garde , et écrasant celui qui hier passait devant lui
plein de morgue ,réduit aujourd'hui en poudre de terre sur laquelle on peut
marcher .
Que celui qui n'a
jamais ressenti, quelqu'un soit le degré, ce genre de crainte et de révolte
impuissante, jette la première pierre à ses semblables qui ont vécu et en ont
payé le prix fort.
Relevons et
insistons, à titre de rappel, que l'on parle de l'acte de gestion pour lequel
est poursuivi un cadre gestionnaire, présumé coupable dés lors qu'une autorité
moyenne, inférieure ou parallèle, a décidé sur la base de supposés mauvais
résultats, que derrière ceux-ci, se profilent forcément délits et crimes
innommables.
Ne sont pas
concernés les cadres gestionnaires qui ont volé ,commis
faux et usage de faux , corrompus et corrupteurs receleurs et banqueroutiers
spéculateurs illicites et maitres chanteurs … et les
autres , tous les autres malfrats en vol blanc , dans ou loin de l'entreprise,
plus dangereux , encore plus vils parce que poussant à la faute et se lavant
les mains après avoir tiré profit leurs traquenards et de leurs lâchetés.
Mais comment à
t'ont pu parvenir à ces désastres humains individuels s‘il n'y avait pas tous
ces textes scélérats offrant la possibilité de tous les mauvais coups, au nom
de la lutte contre la corruption et l'assainissement de l'économie.
On reproche
souvent à la justice de n'avoir su bloquer ces dérives et oublier de rappeler
que le juge ne rend pas la justice mais applique la loi qu'il peut, sous
certaines conditions strictes interpréter, mais non refuser d'appliquer.
Que de cadres
poursuivis pour crimes délits économiques ont été relaxés ou acquittés par les
tribunaux, après plusieurs mois de poursuites, d'instruction et d'incarcération
mais le mal fait est indélébile et les promesses d'indemnisation n'effaceront
pas les rancœurs et l'humiliation.
Mais aussi grave
et dommageable, c'est que ces actions, ces poursuites, cette suspicion
permanente avec ses accès de fièvre lors des campagnes, bref cet environnement
vaseux des gestionnaires des EPE et des banques a des effets catastrophiques
sur le rendement des cadres non touchés et qui n'ont pas trouvé d'autres
parades que celle de s'en tenir strictement aux instructions et ne prendre
aucune initiative, ou bien celle de quitter leur entreprise et leur pays.
On peut supposer
que s'il ya eu instruction du Président de la
République de revoir cette dépénalisation de l'acte de gestion, c'est qu'ont du
parvenir à cette institution des signaux négatifs sur la mobilisation et le
rendement des cadres. A t'on ordonné des études, des enquêtes, des mesures
d'impact et de couts financiers et économiques avec leurs
conséquences sur la compétitivité, médiocre, de nos entreprises du fait de cet
environnent.
A t'on comprit
que le plus important facteur de production, est l'homme, et notamment le cadre
formé pendant de si longues années et sur lequel reposent pérennité et la santé
de l'entreprise.
A ton compris que
l'on doit adopter les règles de gestion , de contrôle d'audit et de management
moderne, sans prétendre dans ces domaines, inventer l'eau tiède et avoir
l'humilité intelligente de copier et d'appliquer ce qui est déjà disponible
comme l'ont fait les pays émergents .
A-t-on compris
que nos élites, dans chaque domaine, sont aussi valables et capables que
l'expertise dont on loue au prix fort les prestations, et que la différence
avec elle réside dans le regard que certains persistent à leur accorder, par
complexe, quelques fois fort rentable.
ESPOIRS
Personne jusqu'à
ce jour n'a revendique l'impunité du voleur et du détrousseur, bien au
contraire, on souhaite que des progrès soient faits pour les découvrir et les
neutraliser plus vite.
On attend que des
mesures radicales soient prises pour faire payer tous les brigands des temps
modernes par là ou ils ont péché, c'est-à-dire, outre la privation de liberté,
la confiscation des biens très mal acquis.
On attend de ces
réformes à venir une meilleure production des cadres honnêtes et voulant le
rester tout en faisant preuve des initiatives qu'on attend d'eux dans le cadre
des procédures réglementaires.
On espère voir
revenir tous ces cadres à ce qu'est leur environnement naturel, celui de la
compétition, leurs de la prise de risques mesurés, et partagés et les consacrer
dans rôles de membres de l'élite managériale qui les distingue du tout venant
opportuniste et imposteur.
La désertion des
cadres ne se comptabilise pas seulement par le nombre de ceux qui ont lâché
prise et voguent ailleurs.
La réforme doit
prendre également en compte le cout de leurs inerties
et faux semblants.
Des décisions
managériales, dans toutes les entreprises sont prises après des réunions interminables
et des procès verbaux en x exemplaires, et lorsqu'elles sont exécutables, le
temps a passé et il n'est plus possible de réagir parce que le marché a bougé
et que la décision prise est caduque sinon improductive et risque donc de mener
à la présentation devant juge.
Quelles
propositions pour protéger le gestionnaire ?
On a avancé donc
que l'acte de gestion dans l'administration est très bien encadré et
nécessairement inclus dans nombre de procédures strictes qui correspondent à
ses missions.
Dans ce domaines, on peut dire que nos sommes (trop) bien
pourvus.
On a retenu que
par contre, dans le domaine marchand , l'acte de gestion quelque soit
l'importance de l'entreprise , doit obéir à des considérations managériales
d'efficacité économique d'abord et avant tout , efficacité calculée sur des
termes moyens ou longs en fonction des moyens mis en œuvre et des objectifs
visés .
Cette
compétitivité incontournable implique une organisation distincte et différente
de celle qui concerne l'acte de gestion administrative.
Elle implique
surtout de lever l'épée de Damoclès qui pèse sur la tête de tout gestionnaire,
d'autour ‘hui dans l'état actuel de la législation.
Une rétrosperspective de tous les textes ayant servi à la
répression des infractions dites économiques pour protéger le secteur public
économique, peut faire ressortir la même préoccupation, à savoir que
l'entreprise publique économiques ne peut pas être gérée dans l'esprit et la
forme qui président à la gestion de l'entreprise administrative.
Il y'a bien eu
des aménagements, quand des profondeurs et malgré le devoir de réserve, des
voix se sont élevées pour dénoncer les abus dont étaient victimes des
gestionnaires.
On se remémore la
fameuse résolution adoptée après une conférence des cadres à Alger laquelle a
abouti à l'abrogation des non moins fameux articles 421 et s du code pénal ( connue par les cadres sous l'appellation redoutable et
vague de mauvaise gestion ).
Les textes qui y
ont suppléé n'ont pas su franchir le Rubicon et rassurer les gestionnaires du
service public.
A « la mauvaise
gestion » s'est substitué en guise de qualification pénale, le concept de «
dilapidation des deniers publics ».
Or, et dans les
cas de poursuites pénales, nous retrouvons cette incrimination sans que le
législateur n'en fasse littéralement mention, notamment la loi 01/06 relative à
la prévention et à la lutte contré la corruption (jo n°14 de 2006).
Cela pour résumer
et dire que cette incrimination de dilapidation de deniers publics n'a pas de
sens, est dangereuse pour les dépassement auxquels elle peut ouvrir la route,
et surtout n'est pas susceptible, du point de vue du juriste
,de définition claire et objective, et enfin ne peut rester que dans le
flou de cet autre concept fourretout utilisé très
opportunément par tous les régimes et systèmes, pour bloquer une loi ou
justifier des décision iniques on arbitraires.
On parle alors
d'ordre public, notion sur laquelle les juristes aux quatre coins de la terre,
s'échinent à en éclairer le sens ou mieux, à en limiter l'irruption.
Se méfier du
terme et le bannir du vocabulaire judicaire et pénal surtout cela rassurera
certainement.
Il faut espérer
que des débats sérieux soit engagés avec les parties intéressées, c'est-à-dire
les gestionnaire et les cadres, lesquels libérés de la contrainte excessive du
devoir de réserve (en réalité, la crainte fondée, de se voir éjecté pour avoir
osé dire les choses telles qu'elles sont).
Et les décideurs
et les faiseurs de loi seront peut être surpris de constater à quel point ces
personnes sont dépositaires des solutions pratiques conciliant ainsi bien la
défense des deniers publics que la préservation de nos compétences humaines
pour concrétiser les objectifs de l'entreprise économique ,
à savoir créer des richesses , et des emplois , élever le niveau de vie, et ce
par la contribution à une croissance réelle , durable à la mesure de nos moyens
qui ne sont pas dérisoires.
Revoir tout cela
est complexe difficile car remettant en cause des intérêts et des *acquis* et
demande du temps, mais si la route parait longue et si on le veut, il faut
commencer par partir et pas seulement faire semblant.
La réforme à
venir, si elle se concrétise le terrain, n'aura de sens que si on empêche le
diable expulsé par la porte de revenir par la fenêtre.
La rupture doit
intervenir, elle doit surprendre, écraser les réflexes et les cultures de
gestion des économies dirigées, bureaucratiques inefficaces n'a ayant fait
leurs preuves dans aucun pays du monde. Notre économie ne s'en sortira qu'à son
avantage et peut être alors, que le secteur public économique arrivera enfin à
renverser cette malédiction que nous trainons grâce à
la rente pétrolière qui masque tant de chose.
C'est nation qui
nourrit travers le budget les entreprises publiques, alors que ce sont les
entreprise (hors pétrole) qui devraient nous nourrir et cela dure, dure
jusqu'à...
Des pistes pour
le changement :
L'Administration
et ses diverses entités me peuvent être gérées qu'avec des règles spécifiques
qui lui sont propres.
- Ces règles ne peuvent être étendues aux
services public productifs marchand sous peine de gel des initiatives et des
prise de risques incontournables surtout avec l'avènement ,
d'un ordre mondial nouveau, que quelques pays sous développés croient pouvoir
arrêter par la seule magie du discours révolutionnaire et l'attachement aux
règles de gestion économiques du siècle passé .
- Soustraire les cadres du secteur marchand le
l'Etat aux foudres de la tutelle, toujours omni présente aux incriminations
pénales vagues telles que mauvaise gestion, négligence, dilapidation etc.… et
faire relancer cette (illusoire) autonomie des entreprises, projet rêvé et
jamais réalisé car trop transparent par la liberté laissée aux organes sociaux
très souvent plus compétents et plus préformant que ceux qui les coiffent.
- Sécuriser les cadres et mettre fin donc à
leur dilapidation ne signifie pas leur permettre de faire ce qu'ils veulent où,
quand ils le désirent et donc les faire entrer dans l'impunité.
C'est la une réponse creuse et démagogique à
la nécessité de reformer parce que ce qui est enjeu, c'est enlever l'épée de
Damoclès et revenir aux normes universelles d'organisation de gestion, de
contrôle et de sanction appliquées ailleurs c'est-à-dire partout sans que
n'ayons rien à inventer.
Il suffit de copier et d'adapter sous adopter
aveuglément.
- Les cadres gestionnaires regroupés dans les
conseils, comités organes collectifs de gestion ou de surveillance sont
comptables de leurs actes à titre individuels ou collectifs.
On a plus recours aux dispositions la loi
01/06 pour apprécier les résultats des entreprise que de voir ce que contient
de pertinent le Code du Commerce lequel faut il le rappeler, a de fortes
dispositions pénales.
Le code de commerce algérien renferme toutes
les dispositions utiles à une saine organisation et un efficient contrôle pour
peu qu'on veuille bien revenir aux codes de base et renoncer aux spectaculaires
et néanmoins inefficaces lois spéciales suspectant et réprimant à tout va,
alors qu'existent déjà des sanctions pénales et civiles et administratives.
Ces sanctions surtout civiles permettent la
mise en cause da la responsabilité des cadres négligents.
- La loi réprimant la corruption dans ses
dispositions répressives ne fait que reprendre des incriminations déjà présentes
dans le code pénal c'est-à-dire que le législateur n'a pas fait preuve de
créativité et d'innovation.
La corruption, l'octroi d'avantage, la
soustraction frauduleuse ou détournement autrement dit le vol, l'usage illicite
de biens d'autrui, trafic d'influence, abus de fonction, conflit ou prise
illégale d'intérêts blanchiment d'argent, abus de biens sociaux, concussion
etc., et sont des infractions qui ont toujours existé. Le code pénal et le code
de procédure pénale sont largement pourvus pour réprimer sévèrement les auteurs
de ces crimes et délits, et donc n'ont besoin d‘être doublés par des textes
spéciaux qui n'ajoutent rien.
- Le plus important est de réfléchir et
d'urgence et de manière audacieuse à soustraire de la liste des agents publics
de l'Etat (Article 2 de loi 01/06) les intervenants dans les entreprises
publiques économiques, dont les responsabilités sont clairement définies et
sanctionnés par la code de commerce et le code pénal.
- Faire en sorte que le crime économique soit
sanctionné de la même manière, selon les exigences de la législation pénale et
du droit de la défense, que l'auteur soit un agent public ou un agent du
secteur privé.
On constate que le législateur ne s'est pas
embarrassé en l'occurrence, de clauses de style, pour carrément distinguer le
public et le privé (Article 40et 41 de la loi 01/06).
Si l'on vole son patron privé par l'un des
moyens indiqués plus haut, on est sur de ne par subir la sanction promise à un
délinquant public.
Cela révèle les bases idéologiques du
législateur dans ce domaine.
On peut tolérer cette conception du crime, on
peut aussi la contester énergiquement et prétendre à plus de vertu et dire
qu'un voleur reste un voleur quelque soit la victime, peut être est ce là une
exigence excessive de vertu, anachronique, qui ne cadre pas avec l'exigence de
rigueur de la protection des biens publics.
Mais y'a t'il eu une réflexion mure avec
conclusions à tirer sur le fait qu'il n'existe pratiquement pas de détournement
de derniers chez le privé, et que c'est un triste apanage du secteur public si
bien protégé par toutes ces lois de prévention et de répression.
- A t'on simplement admis que les biens privés
sont plus efficacement protégés par leur propriétaires et que devant cette
évidence, et ne pouvant se passer des services publics, il venu le temps au
moins pour les EPE, de les autoriser enfin à prouver ce que leurs cadres
peuvent faire et réaliser, pour peu qu'ont les libère en leur assurant la
protection à laquelle ils ont droit et à ne pas mélanger le bon grain de
l'ivraie.
*Avocat
-
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Bakhai Hocine*
Source : www.lequotidien-oran.com