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Début mercredi prochain du procès de 23 accusés



Début mercredi prochain du procès de 23 accusés
Le procès de 23 personnes impliquées dans l'affaire de l'autoroute Est-ouest, dont la plupart sont des cadres du ministère des Travaux publics, débutera mercredi prochain, selon le rôle complémentaire de la deuxième session criminelle 2014 du tribunal d'Alger.Parmi les accusés, figurent également des entreprises étrangères (chinoise, suisse, japonaise, portugaise et canadienne) poursuivies pour association de malfaiteurs, abus d'influence, corruption et blanchiment d'argent, selon une source judiciaire. Les autres accusés sont poursuivis pour association de malfaiteurs, abus de pouvoir, corruption et dilapidation de deniers publics, précise la même source. L'affaire a éclaté suite à une plainte déposée par le ministère des Travaux publics contre l'ex-directeur des nouveaux projets à l'Agence nationale des autoroutes (ANA), après la découverte de pots-de-vin versés par des compagnies étrangères à certains responsables du ministère en vue d'obtenir ce marché. Plusieurs dépassements et infractions ont été enregistrés dans le projet de l'autoroute Est-Ouest d'un coût de 6 milliards de dollars, attribué en 2006 au groupe chinois «CITIC-CRCC», a ajouté la même source. Miloud Brahimi : «Le procès de la fonction d'intermédiaire» Entre autres, l'ancien président de la Ligue algérienne des droits de l'homme (LADH), Miloud Brahimi, a expliqué que le procès de l'affaire de l'autoroute Est-Ouest qui va bientôt s'ouvrir sera le procès de la fonction d'intermédiaire, plus probablement que celui des versements de rétro-commissions à des responsables économiques ou politiques, rétro-commissions dont il ne sait pas si elles seront évoquées au cours du procès à venir. L'ancien président de la Ligue algérienne des droits de l'homme (LADH) préconise une nécessaire légalisation de la fonction d'intermédiaire, qui est aujourd'hui réprimée par des «textes juridiques datant de 1978» dont il attribue la paternité à l'ancien ministre Belaïd Abdesselam. Selon Miloud Brahimi, le cadre juridique en vigueur criminalise une activité utile à l'installation et au déploiement des entreprises étrangères en Algérie. «Comment voulez-vous, s'écrie-t-il, que les sociétés étrangères s'installent en Algérie alors qu'elles ne savent même pas comment louer une chambre d'hôtel ou contacter une administration '» Pour Miloud Brahimi, qui «ne connaît aucun autre pays au monde interdisant la fonction d'intermédiaire», l'Algérie aurait «tout intérêt à organiser dans la légalité et la transparence l'activité de ces facilitateurs d'affaires en la distinguant clairement des dérapages éventuels qui relèvent de la corruption». Dans le prolongement de cette démarche de réforme nécessaire du cadre juridique des affaires, il se déclare également favorable à l'organisation et à la légalisation de la fonction de lobbying à l'image des pratiques en cours par exemple auprès des commissions européennes. Enfin, il est à noter que le projet s'étend sur 1 700 km avec un coût de 8 millions d'euros par kilomètre.


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