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« Attirer l'attention sur la prise en charge de nos enfants »



« Attirer l'attention sur la prise en charge de nos enfants »
La forêt de Baïnem a connu, hier, une ambiance particulière. A l'occasion du premier jour du printemps (21 mars), les parents affiliés à l'Association nationale pour l'insertion scolaire des trisomiques (Anit) ont organisé un marathon. « Le but est d'attirer l'attention sur la prise en charge des enfants trisomiques », dira un membre de l'association. Une centaine d'enfants, accompagnés de leurs parents, sont venus des quatre coins de la wilaya d'Alger pour participer à cette compétition. Peu importe la distance parcourue. « 500, 300, 200 ou 100 mètres, l'essentiel est de nous faire entendre et trouver des solutions pour la prise en charge de ces enfants », souligne un père. Pour Mme Ratiba Aberkane, membre d'Anit, le choix du 21 mars n'est pas fortuit. La date marque le début du printemps, synonyme d'espoir et d'autre part elle fait référence à la trisomie 21. De l'espoir, Mme Aberkane en garde. « Beaucoup de trisomiques sont capables de réaliser de belles choses dans les domaines de l'horticulture et de l'artisanat », affirme-t-elle. A ce propos, elle saisit cette occasion pour appeler les pouvoirs publics d'aider à leur insertion socioprofessionnelle. Pour le moment, seulement six classes ont été ouvertes à l'école Ali Bounab à Chevalley (El Biar) pour accueillir les trisomiques. « Mais après le cursus scolaire, il n'y a aucune institution pour prendre le relais », regrette-t-elle. Côté médical, aucune prise en charge adéquate n'est offerte aux trisomiques. « C'est l'incompréhension et la confusion totale », souligne Kadis, père d'un enfant de 3 ans trisomique. « C'est la galère au quotidien car toutes les portes sont fermées malgré l'arsenal juridique », ajoute-t-il. Il cite la loi sur la scolarité, la gratuité des soins, la prise en charge des maladies chroniques... « mais sur le terrain, c'est une autre histoire ». Il affirme que certains professionnels de la santé font une confusion entre la psychoéducation et l'orthophonie. A propos de centres spécialisés, il faut se lever très tôt pour espérer une place.


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