Cependant, l'installation de Arouj et des Turcs à Alger n'est pas pour plaire à l'Espagne qui redoute que le corsaire, devenu trop puissant, ne constitue une menace pour ses possessions en Afrique et même en Espagne qui, somme toute, n'est pas si loin de ce qu'on appelait à l'époque les «côtes barbaresques». Sous prétexte de secourir le fils de Sélim Toumi, qui s'est réfugié à Oran, sous domination espagnole, le roi d'Espagne, poussé par le terrible cardinal Ximenez, qui appelle depuis longtemps à une croisade africaine, décide d'une expédition contre Alger. Une armée de plus de dix mille hommes, commandée par le fameux Diégo de Rivera cingle vers l'Afrique. Elle est en vue d'Alger contre une forte tempête se lève et disperse les navires des envahisseurs : la plupart des soldats et des membres de l'équipage meurent noyés, d'autres essayent regagne la côte où ils sont attendus par les hommes de Arouj. Selon d'autres sources, les Espagnols n'ont pas été vaincus par la tempête mais par la mauvaise organisation des troupes, ce qui a joué en faveur de Arouj. Quoi qu'il en soit, celui-ci sort renforcé de cette expédition ratée et son prestige va s'accroître auprès des Algériens. Beaucoup sont persuadés qu'il est la meilleure garantie contre les Espagnols.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M A Haddadou
Source : www.infosoir.com