Alger - Revue de Presse

Commentaire



Pétrole trop présent, agriculture plus urgente Serait-il vrai que notre futur alimentaire sera une catastrophe? Il est cependant vrai que l’on se soit trop focalisé sur une nouvelle stratégie industrielle sans que l’on s’interroge sur l’existence d’une nouvelle stratégie de production alimentaire. Les experts ont tiré la sonnette d’alarme sur le fait que la facture alimentaire soit en constante augmentation. Nous ne demandons qu’à être rassurés sur notre avenir dans la période de l’après-pétrole. Faudrait-il continuer de tout miser sur les exportations hors hydrocarbures alors que nous n’arrivons à exporter que pour la valeur d’un milliard de dollars, soit beaucoup moins en euros, et encore que la moitié est composée des dérivés du pétrole? Le problème demeure toujours le même et il est temps d’en sortir quand on sait que l’approche du pic de production pétrolière est une réalité, c’est-à-dire que le gisement de pétrole n’est pas infini. Il y aurait bien le gaz qui prendrait le relais, mais pour combien de temps encore? Cela fait depuis très longtemps, bien avant même l’avènement de l’actuel président, que l’on parle et que l’on re-débatte de la facture alimentaire, qui était trop élevée au regard plus particulièrement de nos recettes en devises. Il est vrai que, malgré que la facture soit élevée un peu plus, sa part par rapport aux recettes en devises est devenue assez infime par rapport au début de la décennie 90, quand il était question de rééchelonner notre dette extérieure. Quel en est le vrai problème? Ce ne sont pas les diagnostics qui ont manqué ni les analyses, et ce, depuis fort longtemps, bien avant même l’entrée dans le pluralisme politique. La préoccupation a été une constante et le demeure encore, plus encore aujourd’hui. L’urgence, maintenant, est de comprendre pourquoi, malgré tous ces diagnostics, dont certains d’entre eux ont été faits en relation avec des bureaux d’études étrangers, nous en sommes encore au même point alors que le temps passe, si l’on se réfère à certains experts. De la même façon et en complément, il y a eu de fixé l’objectif d’une production en substitution aux importations, en complément à celui de l’augmentation des exportations. Il est vrai que les efforts sont à mener dans ces deux directions, simultanément, les implications étant les mêmes en terme de dividendes à augmenter pour ce qui concerne l’approche de l’après-pétrole. Lorsqu’il est enregistré que, sur le PNB, 45% reviennent au pétrole, la conclusion à tirer est que le processus de substitution aux exportations est très lent et qu’il risque de ne pas réaliser les rendez-vous avec les attentes, c’est-à-dire à l’approche de l’après-pétrole. Les obstacles ne sont donc sûrement pas du niveau des analyses ni même des réformes, car les analyses ont une validité internationale, les réformes ont des similitudes internationales, dictées pratiquement pas les mêmes sources, des institutions internationales dans lesquelles l’Algérie est partie prenante. Nous avons un secteur privé qui a montré les qualités de management des opérateurs. Plus particulièrement quand il s’agit de faire des diagnostics et d’émettre des recommandations. Bachir Medjahed
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