Alger - Revue de Presse

Commentaire



La boîte de Pandore ouverte ? Le «Qui tue qui» à nouveau brandi? Incapacité ou incompétence des forces de sécurité à protéger les sites sensibles et, parmi eux, plus particulièrement les organismes étrangers? Politique ou stratégie de lutte contre le terrorisme inadaptée aux menaces qui changent de nature et de méthode? Le secrétaire général de l’Onu devrait d’abord mieux préciser les axes directeurs d’orientation fixés à la commission d’enquête qu’il a décidé «unilatéralement» de mettre sur pied. Une question pour commencer. Si les autorités algériennes n’ont pas été consultées -et elles ne le furent certainement pas au vu de la surprise marquée dans les milieux officiels-, pouvons-nous affirmer, sans risque d’erreur, que la décision du secrétaire général n’avait pas recueilli l’aval de quelque(s) grande(s) puissance(s) ou d’un quelconque lobby qui fonctionnerait au service d’un affaiblissement de l’Algérie sur des thèmes liés à des questions internationales? Citons-en quelques-uns des thèmes et ceux-là devraient quand même être assez nombreux. Dans notre espace géopolitique, il y a actuellement un échec marqué, sorti des rencontres entre le Polisario et le Maroc. Les Marocains et ceux qui soutiennent le plan marocain d’autonomie, dans le cadre de la souveraineté marocaine, pensent, certainement, qu’un affaiblissement de l’Algérie sur la scène internationale livrera le Polisario, pieds et poings liés, au royaume du Maroc. On sait que la France appuie le plan marocain, que l’Amérique adopte une position ambiguë, que le lobby «juif» est assez proche du Maroc et pas du tout de l’Algérie quand on sait que notre pays semble rester encore celui qui exige le plus d’Israël pour une normalisation des relations avec lui. Tant que l’on n’arrive pas encore avec exactitude à identifier les parties liées à la décision de mettre sur pied cette commission, toutes les suppositions sont possibles et aucune ne devrait en être écartée. Pourquoi, par exemple, ne pas lier cette question du refus algérien d’accorder aux Américains des bases au Sahara? Il s’agirait, alors, de démontrer que l’incapacité de l’Algérie à lutter efficacement contre le terrorisme, ce qui se traduit par la durée de celui-ci, de sa remontée en puissance, va, à terme, générer une généralisation de la violence au Maghreb et hors de celui-ci, une rencontre entre l’onde de chaos qui viendrait de l’Algérie avec celle qui viendrait de l’Irak et qui entraînerait tout l’espace arabe dans la tourmente déstabilisatrice. Ce constat permettrait ensuite de placer l’Algérie sous tutelle occidentale ou internationale pour ce qui concerne la lutte antiterroriste, ce qui justifierait l’installation de bases militaires étrangères, américaines ou celles de l’OTAN. Quelle sera la réponse algérienne et ira-t-on jusqu’à une résolution onusienne en cas de refus algérien de collaborer à l’enquête? La boîte de Pandore est ouverte. Bachir Medjahed
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