Et maintenant ?
Les partis politiques et les associations ont condamné les attentats d’Alger. Il serait grave qu’ils ne le fassent pas. Après que chacun a terminé de condamner, faudrait-il à ce que tout un chacun rentre chez lui paisiblement et se dire qu’il a fait son devoir et qu’il a donc terminé sa mission? Le plus dur et l’essentiel restent à faire, car il faudrait maintenant que chacun sache ce qu’il devrait faire pour que sa participation à la condamnation ne soit pas que verbale. Que faudrait-il faire au présent et dans l’avenir? Peut-être que les partis ne savent pas quoi faire. Peut-être que les associations ne savent pas, non plus, quoi faire. Qu’ils se renseignent au moins comment accomplir son devoir, mais se renseigner auprès de qui? C’est peut-être là tout le problème. Certainement que chaque parti, chaque association, chaque personnalité sait qu’il ne suffit pas de condamner, bien qu’il faudrait le faire, mais il semble que les devoirs ne sont pas appréhendés ou cernés dans toutes leurs dimensions. Il ne faudrait surtout pas croire que la défense nationale ne concerne que les militaires, sinon on aurait dit ministère des Armées. Le concept de défense nationale englobe toutes les composantes de la nation qui peuvent entrer dans une phase où elles sont coordonnées par l’armée pour repousser par exemple une agression. Défense nationale implique une mobilisation ‘civilo-militaire’, c’est-à-dire la mobilisation de toutes les forces disponibles. Mais qui doit dire à l’autre, parmi tous ceux qui ont condamné la violence, ce qu’il devrait exactement faire, non pas peut-être forcément prendre les armes pour contribuer à la lutte directe contre les pratiquants de la violence, mais intervenir au moins en amont de la violence, c’est-à-dire œuvrer à ce que les jeunes ne soient pas endoctrinés par ceux qui veulent les envoyer pratiquer la violence. C’était comme pour la charte où tous ceux qui l’avaient portée à bout de bras sur le plan du discours étaient rentrés chez eux avec le sentiment du devoir accompli alors que le vrai travail d’explication est permanent et devait commencer au lendemain du référendum.
Bachir Medjahed
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com