Alger - Revue de Presse

Commentaire



Sur quel avenir porter le regard ? Serait-ce rendre vraiment service au président de la République et au pays que de déclarer soutenir la révision de la Constitution, quel qu’en puisse en être le contenu, alors que le Président lui-même n’a jamais cessé de parler de démocratisation, de dialogue, de concertation, de compromis, de consensus? Il ne serait plus alors possible de savoir vers quel avenir porter le regard, ni comment reformuler, rénover, renouveler la réflexion si ceux qui sont censés débattre et défendre les idées de leurs électeurs abandonnent d’ores et déjà leur mission pour ne pouvoir dire oui. Et pourtant, Omar Ibn El Khattab lui-même disait à ses compagnons de le combattre s’il déviait de sa mission. Sans nul doute, alors que le Président sait qu’il a besoin d’un miroir pour lui renvoyer sa véritable image, c’est-à-dire son projet.Serait-ce parce que les parlementaires et certains «politiques» mettent leur conscience entre parenthèses, qu’ils n’ont pas réussi à sortir l’Algérie de la crise, n’oubliant pas de se sortir eux-mêmes de la crise? Des années du processus de démocratisation ont laissé intacts les problèmes, inchangés les comportements et en l’état les contradictions. Il faudrait bien sûr revenir au b.a. ba (baba) de la professionnalisation des «politiques» et commencer d’abord par prendre l’exacte mesure des problèmes à débattre dans un cadre national afin de trouver, tous ensemble, les éléments d’une solution à appliquer aux différentes parties constitutives du problème à résoudre. Si on opère tout le temps une dérobade pour ne pas s’engager dans la résolution des contradictions en fonction de sa propre perception, on finit par faire l’économie de la solution et de la réconciliation véritable, c’est-à-dire de l’extinction des sources des conflits internes. Quelle utilité à passer le message d’un soutien aveugle, à renoncer à ce qui légitime la mission du «politique», alors qu’il aurait fallu, au moins, respecter la forme et appuyer même inconditionnellement toute démarche, mais au moment où celle-ci s’avère nécessaire, c’est-à-dire au moment du débat sur le contexte de tout projet. Bachir Medjahed
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