Alger - Revue de Presse

Cafouillage



L’art du retournement de veste Il est sidérant de voir combien le monde du football algérien nage dans ce que l’on peut carrément appeler de l’hypocrisie car c’est fou ce que certains dirigeants, entraîneurs et joueurs sont versatiles d’un jour à l’autre! Ils sont passés maître dans l’art du retournement de veste ! C’est ainsi qu’il nous est fréquemment donné de lire deux interviews d’un même président ou d’un même entraîneur, faits à quelques jours d’intervalle (parfois même la veille), qui se contredisent totalement. Il y a de quoi dérouter le plus averti de nos lecteurs. Et de ça nous sommes conscients mais nous n’avons pas pour habitude de censurer qui que ce soit, et c’est pourquoi nous laissons dire.De plus ne dit-on pas : «les paroles s’en vont, les écrits restent» ! C’est ainsi que nos amis lecteurs liront au détour d’un article que tels présidents ou tels dirigeants de clubs brandissent la menace de démission à chaque début de saison ou lorsque leur équipe se débat dans les profondeurs du classement. Ils se plaignent à qui veut bien les entendre du manque de moyens financiers qui, évidemment, a mené leur formation à la débandade... Mais vous pouvez examiner à la loupe tous les papiers sur le sujet, vous verrez qu’ils font, presque tous, dans la brosse à reluire, et ce, en faisant à cor et à cris des éloges dithyrambiques en direction du Wali, du Chef de daïra, du P/APC, du DJS... Bref, ils caressent tellement dans le sens du poil leurs autorités locales ou wilayales qu’il est à se demander si ce n’est pas le garde-champêtre du coin qui détient les cordons de la bourse !!! Quant à nos chers entraîneurs, eux qui sont considérés comme des éducateurs, espérons qu’ils n’apprennent pas à leurs joueurs à dribbler -quoique...- comme ils slaloment eux-mêmes d’un club à l’autre, d’un président à l’autre ! Pourtant, quand ils quittent l’un et l’autre (ou sont chassés de l’un par l’autre), ils ne manquent jamais de s’épancher, et ce, jusqu’à vous émouvoir aux larmes, sur les «misères» que leur ont fait subir leurs «tyrans» d’employeurs ! Ils vous narreront, la gorge faussement nouée, comment ils ont été «exploités», pour ne pas dire «truandés», par ces «esclavagistes des temps modernes», et ce, sans la moindre contre-partie, bien sûr! Ces «pôvres» hères qui auraient bossé en suant à grosses gouttes pendant une demi-saison -car il est très rare qu’ils achèvent leur tâche jusqu’au bout- sans recevoir le moindre centime, vous feront tellement pitié que vous vous sentirez presque disposés à partager avec eux votre misérable salaire ! Bien entendu, ils vous jureront par Dieu, par tous les Saints de l’Islam et par l’eau de Zemzem qu’ils ont bu à la Mecque quand ils sont allés en pèlerinage (au fait avec quel argent ?) que jamais, au grand jamais, ils ne se remettront sous les ordres de ces «suceurs de sang» de présidents ! Pourtant, vous ne manquerez pas de tomber à la renverse quand, quelques mois (ou jours) plus tard, ces mêmes «pleureuses» reviennent, toute honte bue, se «lover» dans les bras de leurs anciens «persécuteurs». A croire qu’ils sont maso... En effet, dès que messieurs leurs «ex-tortionnaires» de présidents les «sifflent» et leur versent une «chkara» de dinars, ils accourent à bride abattue... et la queue entre les jambes. «Sid er-raïs» est même pour nos «éducateurs» le «phœnix des hôtes de ces bois»... comme dirait l’autre !!! Nous ne sommes pas dupes et nous restons profondément convaincus qu’il n’est question que de pur intérêt financier. Le «nif», l’honneur, la personnalité, l’amour-propre ne font pas partie du vocabulaire de ces gens là ! Et nous comprenons mieux pourquoi notre football va à vau-l’eau !!! N. Benfreha
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