Alger - Revue de Presse

Commentaire



Plus haut, plus fort, plus vite Les dernières opérations terroristes du GSPC semblent avoir secoué la hiérarchie dans ses plus hautes sphères. Civiles et militaires. A Belkhadem, le patron du FLN, qui était favorable à une prolongation des effets de la charte portant sur la paix et la réconciliation nationale, les terroristes ont répondu par des attaques meurtrières. Il ne s’agirait pour le moment, d’après le timing des opérations et de leur localisation, que de groupuscules réduits et irréductibles qui ne veulent pas déposer les armes et qui voudraient faire accroire à l’existence d’une armée dense.Des criminels qui ont compromis leurs chances en s’alliant avec la nébuleuse terroriste d’Al-Qaïda en approuvant l’assassinat des deux diplomates algériens en poste à Baghdad, les défunts Ali Belaroussi et Azzedine Belkadi, exécutés le 27 juillet 2005. La tactique est bien rodée. Elle est, cependant, bien connue de l’état-major de l’Armée et des stratèges chargés de la lutte contre le terrorisme. Frapper l’imaginaire en attaquant des patrouilles de police ou des convois militaires a, en effet, de quoi décourager les plus optimistes. Force est cependant de reconnaître que plus les effectifs ennemis sont réduits, plus difficile sera la lutte pour les localiser et les neutraliser. D’autant plus que le GSPC a choisi de se déployer dans une zone au relief très boisé et montagneux qui constitue autant de refuges naturels qu’il y a de replis sur le terrain. La guérilla est un mode de combat très difficile. Les Américains et les troupes de l’OTAN sont en train de l’apprendre à leurs dépens en Irak et en Afghanistan et récemment encore, la puissante machine de guerre sioniste a été défaite par les Libanais du Hezbollah. C’est dire toute la complexité de la donne. Et jeter la pierre aux services de sécurité, n’est pas le plus intelligent de reproches. Ce qui serait différent si les populations locales coopéraient un peu plus, si les patriotes ont été maintenus, et si la décision politique de prolonger les délais se confondait avec la loi qui s’est arrêtée au 31 août. Au lendemain de l’assassinat des deux diplomates à Baghdad, l’Algérie choquée, s’est dit déterminée. Elle n’a pas dit à quoi. Les choses sont plus claires aujourd’hui. S’il y a quelque chose à faire, c’est maintenant qu’il faut le faire. En montrant une détermination claire. Sans faire de déclarations. Mais en frappant plus haut, plus fort et plus vite. Pour éviter de proposer une 4ème loi sur la paix. Miloud Horr
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