Les échéances se bousculent
Il y a beaucoup d’échéances auxquelles sont suspendus tous les acteurs politiques et sociaux. La première est celle de la rentrée sociale qui va déterminer le niveau des augmentations salariales et donc, fatalement, le devenir du projet pacte social (ou paix sociale). Rien n’est évident pour le moment depuis que le CNES rejette les augmentations décidées pour la Fonction publique et déjà rendues effectives car figurant sur les bulletins de paie du mois de juillet. Les SGP ne s’estiment pas, pour le moment, en mesure de répondre positivement aux doléances du partenaire social, du moins dans la fourchette proposée par l’UGTA. Quant aux patrons du secteur privé, ils vivent très près de leur marché et pilotent leurs entreprises en tentant à tout prix de ne pas s’échouer sur les récifs des charges alourdies. Une augmentation, conséquence de la charge que constitue le salaire, est conjurée comme une torpille destinée à faire prendre eau au navire.De l’autre côté, le syndicat joue sa crédibilité et son influence, ce qui veut dire sa place s’il n’arrive pas à obtenir des augmentations qui ne satisfont pas les travailleurs, d’autant que les syndicats autonomes guettent le moindre échec de l’UGTA pour faire sortir celle-ci de l’échiquier syndical en termes de capacité à mobiliser. Il y a aussi une autre échéance qu’attendent les « politiques « pour envisager à la fois leur avenir politique et la nature du système politique qui sortira de la révision de la Constitution. Un peu plus loin, en termes de temps, arrivera l’échéance des élections locales et législatives. Celles-ci sont en préparation dans les partis politiques, fiévreusement pour ce qui concerne les élections législatives, d’abord parce qu’il y a d’énormes privilèges qui sont attachés au mandat de député, ensuite parce qu’il y va du droit à la retraite du député depuis que le Président a conditionné ce droit à l’impératif exercice de deux mandats successifs. Les députés promettent tous de sortir l’Algérie de la crise, mais en fait ce sont eux qui sortent de la crise économico-sociale, pas le pays.
Quant à l’échéance présidentielle, les candidats potentiels se tiennent le ventre. Un troisième mandat pour le Président signifie qu’ils devront ré-échelonner leurs ambitions de 5 ans, et peut-être même de sept.
Bachir Medjahed
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com