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Cherté de la vie et nouvelles technologies sont les principales causes Visites familiales : une tradition en déperdition



Cherté de la vie et nouvelles technologies sont les principales causes
 Visites familiales : une tradition en déperdition
Changement - Certaines personnes ne rendent plus visite aux leurs même à l'occasion des fêtes religieuses, difficultés de la vie obligent.
Rendre visite constamment aux parents et proches constitue l'une des valeurs ancrées dans notre société. C'est même considéré comme un devoir de se rapprocher des siens, partager leur bonheur et moments difficiles. Toutefois, cette valeur ne cesse de se perdre ces dernières années pour diverses raisons.
Il y a aujourd'hui des gens qui restent loin de leurs familles pour une longue période et ne se rencontrent qu'à l'occasion des fêtes religieuses, mariages ou décès.
Parfois, même en ces circonstances, on se contente d'appels téléphoniques, d'emails ou SMS. On ne trouve plus le temps pour cela. La vie quotidienne est, en effet, pleine de soucis et de préoccupations, poussant beaucoup à s'éloigner, malgré eux, des leurs.
La cherté de la vie contraint une grande partie de citoyens, notamment ceux habitant dans les grandes villes, à exercer plus d'un métier pour pouvoir pallier leurs multiples besoins et ils n'ont, parfois, aucune journée de repos. Les factures sont lourdes et une seule occupation ne suffit nullement pour y faire face.
Il faut en effet compter le loyer, l'électricité, l'eau, le gaz, la scolarisation des enfants, la nourriture... Les employés dans des administrations et entreprises publiques sont les plus touchés par cette contrainte de faire un «job», en plus en raison des faibles mensualités qu'ils perçoivent. Certains parents sont même privés de voir leurs enfants quotidiennement.
Ils courent derrière l'argent du lever du jour jusqu'à la tombée de la nuit. «Que peut-on faire avec un salaire de 20 000 DA ' Tout est cher : les produits alimentaires de base, le transport, le loyer, les soins, etc. Si je me contente de mon salaire, je ne pourrai même pas vivre une semaine décemment. Je suis alors contraint de faire chauffeur de taxi clandestin après mes heures de travail», témoigne Mokrane, agent d'administration au niveau de la wilaya d'Alger.
Ce père de quatre enfants, et dont la femme ne travaille pas, dit qu'il ne rend visite à ses parents, beaux-parents et proches que lorsque sa présence est «obligatoire», comme les fêtes de mariage ou décès. «A l'occasion des fêtes religieuses, mes enfants insistent pour visiter leurs grands-parents, mais la plupart du temps je les prive. Je leur explique simplement que mon travail de transporteur est plus rentable et, à cette occasion, je les calme en leur achetant des cadeaux», ajoute-t-il avec quand même des regrets dans la voix. Notre interlocuteur n'est certainement pas le seul à «s'éloigner de ses proches malgré lui».
La situation socio-économique fragile de la majeure partie des citoyens les contraint à «sacrifier» les week-ends et les fêtes religieuses pour un travail parallèle. Certains de nos interlocuteurs affirment ne pas avoir rencontré leurs parents et proches depuis plusieurs mois, se contentant d'appels téléphoniques. Ne dit-on pas qu'on ne peut donner que ce que l'on a '
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