Chakib Khelil, ministre de l'Energie et des Mines était, hier, dans la wilaya d'Aïn Témouchent. A l'ordre du jour de cette visite, le projet Medgaz et l'usine de dessalement d'eau de mer pour une capacité de 200.000 m3/j dont la production sera destinée à Aïn Témouchent et Oran. Désormais, souligne le ministre, l'Algérie s'inscrit dans une dynamique de développement «continentale» et le projet Medgaz, à très fort impact économique et social pour la région d'Aïn Témouchent particulièrement, et qui sera achevé en juillet 2009, va générer «des milliers d'emplois temporaires et une centaine de postes permanents», a-t-il souligné en substance. En raison de sa disponibilité et de sa caractéristique avérée d'énergie propre, le gaz naturel est, désormais, considéré comme une énergie de premier choix pour le 21e siècle. Les deux sociétés, le groupe franco-espagnol «Technicas reunidas Amec», en charge de la réalisation de la station de compression et du terminal d'Alméria, et le groupe algérien «COSIDER TBS», pour la partie construction de la station côté algérien, ainsi que la pose du gazoduc de Hassi R'mel à Béni-Saf, sont dans les délais et seront au rendez-vous, a souligné Chakib Khellil. «La partie algérienne du projet va être terminée très bientôt alors que les travaux de la station de compression vont commencer. Cette dernière va propulser le gaz à une forte pression dans les conduites posées à 2.160 m, au fond de la mer, un record mondial», a souligné Chakib Khelil. L'Algérie engrangera des recettes de pas moins de 2 milliards de dollars par an, selon le ministre. L'Algérie figure parmi les principaux fournisseurs de gaz de l'Europe aux côtés de la Russie et de la Norvège. Actuellement, plus de 95% des exportations algériennes de gaz sont destinés à l'Europe dont près de 40% en direction de l'Italie. L'Algérie assure actuellement 30% des importations européennes en gaz naturel, un volume en voie d'augmentation d'après le ministre grâce au doublement des gazoducs desservant l'Espagne et l'Italie, a savoir: le Medgaz et le GALSI. D'où le souhait de Bruxelles de conclure un accord stratégique avec Alger pour garantir sa sécurité énergétique, rappelle-t-on. Chakib Khellil a précisé qu'après le différend opposant Sonatrach et des sociétés espagnoles, les choses se sont tassées par la suite et tout est rentré dans l'ordre actuellement. S'agissant de l'usine de dessalement d'eau de mer de Chatt El-Hillal, d'une capacité théorique de 200.000 m3/jour, elle entrera en production en décembre 2008 pour une durée d'exploitation de 25 ans.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Belhadri Boualem
Source : www.lequotidien-oran.com