
L'avenir de l'arbitrage algérien est le thème central des assises de l'arbitrage qui auront lieu aujourd'hui et demain.Organisées par la Fédération, pilotées par la Commission fédérale des arbitres avec la collaboration des ligues de wilaya et régionales, les deux journées verront la participation de quelques arbitres triés sur le volet, et en l'absence de la majorité de ceux qui ont beaucoup donné à l'arbitrage. Des hommes qui ont dignement représenté l'Algérie aux plans continental et international qui peuvent encore beaucoup apporter ont été totalement marginalisés par les organisateurs pour des motifs faciles à deviner.Avant-hier, quelques heures après la publication de l'article «Libérez l'arbitrage des lobbies», le téléphone a chauffé. Des arbitres ont été appelés à la rescousse pour faire tapisserie et atténuer un tant soit peu les critiques sur les omissions volontaires de noms qui dérangent. Les invités de la dernière heure ont été conviés à faire leurs valises et rejoindre Alger dans les meilleurs délais pour participer à la grande fête? sans avoir reçu préalablement les documents de travail afférents à ce rendez-vous. Pour ne pas oublier l'essentiel, il est utile de s'interroger sur le bien-fondé de la démarche.Depuis quand l'avenir de l'arbitrage dépend-il des ligues ' La gestion de leur structure est-elle satisfaisante, à la hauteur des enjeux et attentes des associations affiliées ' Selon les informations ébruitées, le projet qui sera mis sur la table concerne, d'abord, les indemnités qui seront versées aux arbitres tous niveaux confondus. D'importantes coupes budgétaires sont programmées et toucheront principalement les arbitres des paliers inférieurs. Cette décision, si elle venait à être adoptée, attesterait de l'absence totale de perception des décideurs. Elle irait à l'encontre de l'intérêt de l'arbitrage.Pourquoi ' Elle exclurait les potentiels nouveaux candidats que la mesure pénaliserait en premier. Surtout les arbitres de l'Algérie profonde dont l'indemnité ne couvrirait pas les frais de déplacement. Les arbitres du Sud seront les premiers pénalisés par cette mesure. Qu'il est loin le temps où la CFA claquait l'argent, à l'exemple du séminaire qu'elle a organisé au profit des arbitres et arbitres assistants en août 2014 au Sheraton. Pour 5 jours de stage, la facture était de l'ordre d'un milliard 300 millions de centimes. A priori, l'austérité clamée sur tous les toits ne toucherait pas les arbitres de l'élite. Qui a eu l'idée d'organiser les assises de l'arbitrage sans les hommes qui ont réellement les capacités de redresser l'arbitrage algérien.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Yazid Ouahib
Source : www.elwatan.com