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Ces motards qui essaiment les routesILS SONT RESPONSABLES DE PLUS DE 1 200 ACCIDENTS DE LA CIRCULATION



Ces motards qui essaiment les routesILS SONT RESPONSABLES DE PLUS DE 1 200 ACCIDENTS DE LA CIRCULATION
Le phénomène a pris de l'ampleur. De plus en plus d'accidents sont provoqués par des motards qui sèment la terreur et la désolation sur les routes.Ils sont visibles partout. Sur l'autoroute devenue leur nouveau terrain de jeu où ils exercent leur talent, en effectuant des numéros à vous couper le souffle.
Dans les villes et les quartiers très denses, également, roulant à tombeau ouvert, ne se souciant ni des passants, ni des agents de police chargés du maintien de l'ordre. Les motards casse-cou, comme les surnomment certains, sont devenus un véritable danger public. Et pour les automobilistes qui tolèrent de moins en moins leur présence, les accusant de provoquer de nombreux accidents sur les routes.
Et pour les citoyens qui se plaignent du bruit et surtout de la menace qu'ils font peser sur eux et sur les personnes âgées et les enfants. Selon des informations rapportées par un quotidien, plus de 1200 accidents de la route ont été causés par des motards.
La plupart ne respectent pas le code de la route. Aux commandes de leurs scooters, souvent sans casque et sans papiers d'assurance, ils arpentent les routes et les rues, parfois à des heures tardives de la nuit pour s'exercer et faire de petites cascades pour impressionner les passants ou les voisins. Plus de 300 motos ont fait l'objet d'un contrôle à Alger.
D'aucuns, les soupçonnent de transporter et vendre de la drogue. Un fléau qui a pris de plus en plus d'ampleur, particulièrement dans les quartiers populaires où l'on s'adonne à ce commerce en plein jour. Et il n'y a pas mieux qu'un engin à deux roues pour approvisionner les dealers et tenter de déjouer la vigilance des policiers. Lors de simples contrôles de routine, ils sont tombés parfois sur des motards qui n'arrivent plus à tenir sur leurs jambes, en raison des quantités de psychotropes qu'ils ont absorbées. Lorsqu'on leur demande pourquoi ils ne portent pas de casque et circulent sans papiers, ils arrivent difficilement à s'exprimer tant ils sont bourrés. Leurs motos sont alors confisquées et mises à la fourrière. Parfois ils préfèrent les abandonner de peur d'éveiller les soupçons sur eux et sur le juteux commerce auquel ils se livrent. D'ailleurs, beaucoup se demandent comment certains adolescents parviennent à acquérir un véhicule neuf ou d'occasion, alors qu'ils n'ont aucune fonction légale, du moins ce que prétendent les gens qui les connaissent. Même leurs parents sont complices, parce qu'ils ne leur ont jamais demandé d'où leur est venu tout cet argent avec lequel ils ont acheté ce véhicule.
D'autres se font tout aussi discrets, en voyant leurs rejetons arborer des vêtements de luxe made in ailleurs sachant, pertinemment que ces derniers ne travaillent pas. Lorsqu'ils discutent entre eux, ils ne parlent que d'argent ou de trainings achetées à 12.000 ou 15.000 dinars. Les plus branchés fréquentent les palaces et honorent de leur présence les soirées mondaines organisées par les pontes de la mafia qui règne sur le marché de drogue. De mémoire d'homme, jamais autant de quantités de drogue n'ont été saisies par les services de la police et de la Gendarmerie nationale durant ces dernières années. Preuve que le trafic de narcotiques s'est propagé dans notre pays à la vitesse grand V et que ce fléau tentaculaire est devenu une menace pour la société qui doit vite réagir et trouver des moyens plus efficaces pour le combattre et l'éradiquer définitivement.
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